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Municipales en Côte d'Ivoire : faible affluence, des résultats attendus dans la journée

La Côte d'Ivoire attend le verdict des urnes après des élections locales dans le pays, le 13 octobre 2018.
La Côte d'Ivoire attend le verdict des urnes après des élections locales dans le pays, le 13 octobre 2018. Capture d'écran France 24

Les élections municipales et régionales n'ont pas attiré les foules samedi dans les bureaux de vote en Côte d'Ivoire. Cette journée a été marquée par plusieurs incidents en province, avec notamment la mort d'une personne dans le centre-sud.

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Alors que les résultats des élections municipales et régionales organisées samedi en Côte d'Ivoire sont attendus dimanche 14 octobre, le scrutin n'a pas attiré les foules. Plus de six millions d'Ivoiriens étaient appelés à voter à ces élections, dont le principal enjeu est de mesurer les forces en présence avant la présidentielle de 2020, notamment parmi les membres de l'ex-coalition au pouvoir qui a éclaté.

Quelques personnalités ont annoncé leur victoire ou leur défaite sur les réseaux sociaux, sans qu'il soit possible de vérifier leurs dires dans l'immédiat. Le maire de Fresco, Alain Lobognon – un proche de Guillaume Soro, l'ancien chef de la rébellion et président de l'Assemblée nationale – a "salué l'expression du jeu démocratique" sur son compte twitter, reconnaissant : "Les urnes ont parlé. J'ai finalement perdu la bataille."

De son côté, le parti Lider de l'opposant Mamadou Coulibaly a lui annoncé la victoire à Azaguié de l'ancien président de l'Assemblée nationale sur sa page Facebook. L'ancien international ivoirien de football, Bonaventure Kalou, ancien du Paris SG, Auxerre et Feyenoord, qui faisait son entrée en politique comme indépendant, a lui assuré à l'AFP avoir remporté le scrutin à Vavoua.

Un mort et de multiples incidents

Un important dispositif de sécurité a été déployé dans le pays avec près de 30 000 membres des forces de l'ordre sur le terrain. Policiers et gendarmes étaient notamment très présents à Abidjan.

Une personne a toutefois été tuée d'un coup de couteau lors d'affrontements entre partisans de candidats à la mairie de Lakota, a constaté un correspondant de l'AFP à l'hôpital local. Des échauffourées et empoignades ont eu lieu dans plusieurs bureaux de la localité, où la campagne s'est déroulée dans un climat tendu.

>> À lire : En Côte d’Ivoire, des élections municipales sous tension

Par ailleurs, l'agence indépendante Alerte-Info a fait état de deux blessés à Divo lors d'échauffourées entre partisans d'un candidat indépendant et ceux du RHDP. D'autres incidents, lors desquels deux urnes ont été brisées, ont aussi eu lieu à Bonoua, selon des témoignages concordants. Une personne avait été tuée pendant la campagne lors d'"un affrontement entre les partisans de deux candidats" à Bediala.

Dans le Nord, des électeurs n'ont pas pu voter à cause de la défaillance du système électronique d'identification. Le "taux de participation est faible", ont confié plusieurs présidents de bureaux de vote, joints par téléphone, à Korhogo, Ferkessedougou, Boundiali, Odienné, Minignan.

Des affrontements médiatiques aux résultats encore incertains

À Abidjan, le taux de participation s'annonçait également faible, excédant rarement 20 % dans les bureaux de vote visités par l'AFP.

Sur le plan politique, le scrutin était surtout un bras de fer entre le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition du président Alassane Ouattara, et son ancien allié le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié, qui a quitté l'alliance deux mois avant le scrutin.

Un des affrontements les plus médiatiques se déroulait au quartier des affaires du Plateau d'Abidjan où le candidat RHDP, Fabrice Sawegnon, qui a géré les campagnes de nombreux chefs d'État africains, affrontait le député PDCI Jacques Gabriel Ehouo. Les partisans des deux camps affirmaient avoir gagné après le dépouillement, alors qu'une tension évidente régnait à la Commission électorale indépendante locale du Plateau, où ont été regroupées les urnes des différents bureaux de vote, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans un autre affrontement très médiatique, à Abobo, grande commune populaire d'Abidjan comptant deux millions d'habitants, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko faisait la course en tête, selon les premiers dépouillements. Le ministre parachuté dans la plus grande commune du pays affrontait Tehfour Koné, un indépendant, soutenu par Guillaume Soro.

Avec AFP

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