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Moyen-Orient

Réouverture du principal poste-frontière entre la Jordanie et la Syrie

© Andrei Borodulin, AFP | Des soldats de la police militaire russe patrouillent au poste-frontière de Nassib, le 14 août 2018.

Vidéo par Ethan HAJJI , Dania Maaïta

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/10/2018

À la suite d'un accord entre Amman et Damas, le principal poste-frontière entre la Syrie et la Jordanie a rouvert lundi, après trois ans de fermeture. Une décision qui vise avant tout à soulager les économies en crise des deux pays.

Le principal point de passage entre la Syrie et la Jordanie, autrefois l'un des plus grands carrefours commerciaux au Moyen-Orient, a rouvert partiellement lundi 15 octobre 2018 à la suite d'un accord entre Amman et Damas.

Ce poste-frontière, appelé Nassib du côté syrien et Jaber du côté jordanien, a été ouvert à 08H00 locales (05H00 GMT) pour laisser entrer en Syrie plusieurs voitures avec des plaques d'immatriculation jordaniennes, d'après l'AFP.

Ce poste était fermé depuis trois ans sur décision d'Amman à la suite d'une série de pillages. En avril 2015, il avait été repris par les rebelles, pour l’essentiel des combattants de l’Armée syrienne libre et du Front Al-Nosra, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.

Sa réouverture a été décidée après la reprise, en juillet 2018, par le régime syrien aidé de son allié russe, de la région bordant la frontière jordanienne, contrôlée alors par les rebelles.

>> À voir sur France 24 : En Jordanie, les ONG s’activent pour aider les réfugiés syriens de Deraa

Après plusieurs semaines de tractations, des travaux de rénovation du poste-frontière et la réhabilitation des routes qui y mènent ont commencé afin de rétablir la circulation et de faciliter le transport des passagers et des marchandises entre les deux pays, selon l’agence de presse syrienne Sana.

De l’oxygène pour les économies jordanienne et syrienne

La réouverture du poste-frontière est essentiellement motivée par des raisons économiques. Sa fermeture avait en effet porté un coup dur à l'économie jordanienne, alors que les échanges commerciaux par voie terrestre avec la Syrie avaient totalisé 615 millions de dollars (530 millions d'euros) en 2010. Selon le chercheur Aron Lund, spécialiste de la Syrie, le trafic commercial généré au poste frontière de Nassib était d’une valeur estimée à 1,5 milliard de dollars par an (1,2 milliard d’euros) dans les années précédant la guerre civile.

L'isolement commercial de la Jordanie, un pays pauvre en hydrocarbures et très dépendant de l'aide internationale, s'était doublé d'une crise humanitaire et financière sans précédent en raison de l'afflux de centaines de milliers de réfugiés syriens fuyant la guerre dans leur pays.

>> À voir sur France 24: Jordanie : l’impression 3D pour soigner les victimes de la guerre

Avant sa fermeture, des centaines de camions transitaient quotidiennement via la zone franche de ce poste-frontière, transportant les importations et les exportations de la Jordanie et assurant aussi la connexion entre le royaume hachémite et l'Europe, via la Turquie.

Pour le régime de Bachar al-Assad, la réouverture du terminal de Nassib va également constituer une bouffée d’oxygène. Sept ans après le début du conflit en Syrie, le régime ne contrôle que la moitié des 19 points de passage avec ses voisins, le Liban, la Jordanie, l'Irak et la Turquie.

La décision conjointe des autorités syrienne et jordanienne devrait aussi largement profiter aux agriculteurs et commerçants libanais, dont les activités commerciales vers les pays du Golfe ont été durement affectées depuis sa fermeture.

Même si ce n’est pas l’objectif affiché, la décision prise par Amman de laisser de nouveau transiter des camions par ce poste-frontière est aussi un geste politique, qui marque d’une certaine manière le début d’une normalisation entre Amman et Damas.

Le roi Abdallah II de Jordanie, même s'il a par moments appelé à un départ du président Bachar al-Assad et soutenu et entraîné certains groupes rebelles, a toujours préconisé un règlement politique au conflit en Syrie où la guerre a fait plus de 360 000 morts en plus de sept ans.

Avec Reuters

 

Première publication : 14/10/2018

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