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Les désaccords sur le Brexit persistent à la veille du sommet de l'UE

Michel Barnier, négociateur en chef européen sur le Brexit, le 19 mars 2018 à Bruxelles.
Michel Barnier, négociateur en chef européen sur le Brexit, le 19 mars 2018 à Bruxelles. Emmanuel Dunand, AFP

Le Royaume-Uni et l'Union européenne, qui ont tenté, dimanche soir, des négociations de dernière minute sur le Brexit avant le sommet européen, restent divisés sur le statut de la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande.

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À six mois du Brexit, d’"intenses" discussions de dernière minute, dimanche 14 octobre à Bruxelles, n'ont pas suffi à débloquer les négociations qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise.

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"Malgré des efforts intenses, certaines questions clés sont encore en suspens, dont celle du ‘filet de sécurité’ pour éviter une frontière dure" entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, a écrit le négociateur en chef européen, le Français Michel Barnier, sur son compte Twitter. Il s'exprimait à l'issue d'une réunion surprise avec le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab.

Les ambassadeurs des 27 pays européens auprès de l’Union européenne (UE) ont été informés dans la soirée par Michel Barnier qu'il n'y aurait plus de négociations d'ici au sommet européen qui s‘ouvre mercredi à Bruxelles, ont dit à l'AFP plusieurs sources diplomatiques.

"La porte reste ouverte"

"Le Royaume-Uni est toujours déterminé à réaliser des progrès au cours du Conseil européen d'octobre", a toutefois assuré en fin de soirée le ministère de Dominic Raab, admettant que la question irlandaise demeurait "irrésolue".

"La porte reste ouverte" pour trouver un accord avec les Britanniques, mais plusieurs pays "ont insisté pour que l'UE intensifie désormais sa préparation au scénario d'un no-deal", c'est-à-dire d'un divorce sans accord, a confié un diplomate européen.

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Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a déclaré lundi que la signature d'un accord sur le Brexit était "essentielle pour notre sécurité parce que nos relations économiques sont au coeur de tous nos partenariats, dont les alliances, vitales, pour la sécurité que nous avons avec nos amis en Europe".

Jeremy Hunt participe lundi à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg. Il va y mettre en avant la nécessité de maintenir une "coopération étroite" entre le Royaume-Uni et l'UE pour se prémunir collectivement contre de "nouvelles menaces mondiales comme les migrations ou les cyber-attaques", ont annoncé ses services.

La Première ministre britannique Theresa May réunira mardi, à la veille du sommet, ses principaux ministres pour évoquer notamment la question explosive de la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, devenue la principale pierre d'achoppement des négociations et source de divisions au sein du gouvernement britannique.

Menaces de démission

Londres et Bruxelles se sont engagés à ne pas réinstaurer de frontière matérielle sur l'île d'Irlande, conformément à l'accord de paix du Vendredi saint signé en 1998, mais cet engagement va à l'encontre de la volonté du Royaume-Uni de quitter le marché unique et l'union douanière européenne.

Plusieurs ministres menacent de démissionner si Theresa May ne revoit pas ses plans. L'ancien ministre chargé du Brexit, David Davis, qui avait lui-même démissionné en juillet, a appelé les membres du gouvernement à "exercer leur autorité collective" face aux "défauts fondamentaux" de la stratégie de la Première ministre, dans une tribune.

Le chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, a quant à lui volé au secours de celle-ci, jugeant qu'il "n'y a personne d'autre que Theresa May qui soit en mesure de mieux négocier le bon accord" pour le Royaume-Uni.

Avec AFP

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