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Economie

Brexit : un sommet décisif pour tenter de sortir de l'impasse

© Daniel Leal-Olivas, AFP | L'hypothèse d'un Brexit "dur" inquiète de plus en plus à Bruxelles.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/10/2018

Les Européens sont pessimistes, mais Theresa May y croit encore. Les dirigeants du 27 et du Royaume-Uni se retrouvent mercredi à Bruxelles pour tenter de résoudre leurs différends sur le Brexit et parvenir à un accord d'ici la mi-novembre.

C'est un réunion de famille désunie qui se prépare à Bruxelles, mercredi 17 octobre. Les dirigeants des 27 États membres de l’Union européenne (UE) vont se retrouver à l’occasion d’un sommet, présenté comme crucial pour le Brexit.

L’enjeu principal est celui du calendrier. Londres et ses partenaires européens veulent absolument aboutir à un accord sur la sortie de l’UE avant mi-novembre afin de laisser le temps aux Parlements nationaux de ratifier un éventuel texte d'ici le 29 mars 2019, date à laquelle le Royaume-Uni quittera officiellement le giron de Bruxelles. A priori, le sommet bruxellois du 17 octobre constitue la dernière chance d’y parvenir.

Pessimisme de mise

Sur le papier, Londres et Bruxelles semblent très proches de parvenir à s’entendre. Un premier texte, présentant les grandes lignes d’une sortie du Royaume-Uni en douceur de l’UE, avait été validé en décembre 2017. Mais les détails ont la vie dure et, dix mois plus tard, les négociateurs n’ont toujours pas réussi à présenter un document commun exhaustif.

Résultat : le pessimisme est de mise. Donald Tusk, le président du Conseil européen, a déploré, lundi 15 octobre, qu’une absence d’accord entre Londres et l’UE était "plus probable que jamais". La chancelière allemande, Angela Merkel, a reconnu que "malheureusement, nous devons actuellement nous préparer à divers scénarios [dont un Brexit dur, NDLR]". Seule la Premier ministre britannique, Theresa May, affiche un soupçon d’optimisme affirmant qu’elle "continue à croire qu’un accord négocié est réalisable".

Il ne reste, en réalité, plus qu’un seul obstacle majeur à surmonter : la question de la frontière entre l’Irlande du Nord, territoire membre du Royaume-Uni, et la République d’Irlande qui restera, quoi qu’il arrive, au sein de l’UE. Personne ne veut d’une frontière physique, avec ses gardes-frontières et ses postes de douane. Personne n’est, non plus, d’accord sur la meilleure manière de résoudre cette équation.

Otage du DUP

Bruxelles a avancé l’idée de garder l’Irlande du Nord dans l’Union douanière après le 29 mars, préservant l’apparence d’une frontière sans frontière… du moins pour les biens. Theresa May a vivement rejeté cette solution, affirmant que cela revenait à toucher à l’intégrité du territoire britannique. Elle a proposé, en retour, de laisser les règles de l'union douanière s’appliquer pour une durée déterminée à l’intégralité du territoire britannique. Une idée qui a eu l’heure de ne plaire ni à Bruxelles, ni aux partisans britanniques les plus farouches du Brexit. Particulièrement remonté contre Theresa May, le petit Parti unioniste démocrate nord-irlandais (DUP) menace de retirer son soutien au gouvernement si Londres accepte la mise en place de règles spécifiques pour l'Irlande du Nord.

L’impasse semble donc totale. Mais les autorités européennes se demandent si Theresa May ne leur prépare pas une bonne surprise pour le sommet de mercredi. "Certains diplomates estiment que son refus des solutions européennes est aussi une tactique pour montrer politiquement qu’elle s’est battue au maximum avant d’accepter une option", affirme le site spécialisé EUObserver.

Si le sommet bruxellois ne débouche pas sur un accord définitif, il reste une dernière option : une ultime réunion de négociations à la mi-novembre. Mais le président français, Emmanuel Macron, a fait savoir qu’un tel sommet de la dernière chance n’aurait lieu qu’en cas d’avancée substantielle lors du dîner du 17 octobre.

Première publication : 16/10/2018

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