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Les États-Unis garderont la prison de Guantanamo ouverte encore au moins 25 ans

La prison de Guantanamo, à Cuba, le 26 janvier 2017.
La prison de Guantanamo, à Cuba, le 26 janvier 2017. Tom Watkins, AFP

Le Pentagone a demandé au personnel de la prison de Guantanamo de se tenir prêt "à rester ouvert pendant 25 ans ou plus", selon le chef de ce centre de détention controversé, qui abrite à Cuba des détenus accusés de terrorisme.

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Barack Obama voulait la fermer, Donald Trump veut la maintenir… pour longtemps. La prison controversée de Guantanamo, qui abrite notamment des détenus accusés d'avoir participé aux attentats du 11-Septembre, se prépare à rester ouverte pendant encore au moins un quart de siècle.

Nous devons "nous assurer que nos installations peuvent durer 25 ans", a déclaré l'amiral John Ring, commandant de la force opérationnelle interarmées qui gère le centre de détention. Il s’exprimait au cours d'une des visites de presse régulièrement organisées par l'armée des États-Unis dans cette enclave américaine à la pointe sud-est de l'île de Cuba.

À la suite du décret du président Donald Trump sur le maintien en fonctions de la prison, "le Pentagone nous a envoyé un mémo nous disant : soyez prêts à rester ouverts pendant 25 ans ou plus", a précisé l'amiral Ring à l'AFP.

40 personnes encore détenues

Donald Trump avait décidé fin janvier de garder Guantanamo ouvert, rompant totalement avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer cette prison décriée par les défenseurs des droits de l'Homme, ses détenus n'étant pas jugés par des tribunaux civils mais par des commissions militaires.

>> À lire aussi : "Guantanamo : 'Je n'ai pas réussi à fermer ce satané machin', reconnaît Barack Obama"

Ouvert en 2002, le centre de détention a abrité jusqu'à 780 prisonniers. Il n'en reste plus que 40, âgés de 37 à 71 ans. Le Yéménite Ali Hamza Ahmad al-Bahlul, un lieutenant d'Oussama ben Laden, a été condamné à perpétuité. Un autre attend sa sentence, qui doit être prononcée à l'été 2019, et 26 autres sont considérés comme trop dangereux pour être libérés. Sur les 12 restants, cinq ont été jugés transférables dans un pays tiers par les commissions militaires, les procès des sept autres sont encore en cours.

Pour s'occuper de cette population carcérale vieillissante, le centre de détention a dû s'adapter et moderniser notamment ses installations médicales. Mais les 1 800 militaires qui assurent le fonctionnement de la prison, des gardiens aux cuisines en passant par les patrouilles de surveillance maritime, sont encore nombreux à être logés dans des baraquements anciens, certains carrément délabrés.

Pas de nouveaux prisonniers pour l'instant

Guantanamo n'a reçu aucun nouveau prisonnier depuis 2008 mais Donald Trump ne cache pas son intention d'y envoyer davantage de "méchants" capturés en Syrie ou en Irak, et son décret prévoyait l'envoi de nouveaux détenus. L'amiral Ring a indiqué n'avoir reçu jusqu'ici aucune instruction en ce sens.

Si nécessaire, le centre pourrait accueillir 40 détenus supplémentaires avec les mêmes infrastructures et le même personnel, a indiqué l'amiral Ring. La prison pourrait même accueillir jusqu'à 200 détenus sans avoir besoin d'être agrandie, mais elle aurait besoin de personnel supplémentaire.

>> Reportage : À New York, l’art "acceptable" des prisonniers de Guantanamo

Avec AFP

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