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L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura annonce sa démission

Staffan de Mistura, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Syrie, lors d'une réunion au siège des Nations Unies à Genève, le 11 septembre 2018.
Staffan de Mistura, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Syrie, lors d'une réunion au siège des Nations Unies à Genève, le 11 septembre 2018. Salvatore Di Nolfi, AFP

Après quatre ans de mission comme émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura a annoncé, mercredi, qu'il quitterait ses fonctions fin novembre. Il doit se rendre une dernière fois à Damas la semaine prochaine.

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Staffan de Mistura rend son tablier. Après "quatre ans et quatre mois" de mission, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie a annoncé mercredi 17 otcobre au Conseil de sécurité qu'il quitterait ses fonctions "pour raisons personnelles" fin novembre.

Ce n'est pas une surprise. Il y a plusieurs mois, l'émissaire a indiqué vouloir quitter ses fonctions au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, engagé depuis cet été dans la recherche d'un successeur, selon plusieurs sources diplomatiques.

Staffan de Mistura a aussi annoncé au Conseil de sécurité qu'il se rendrait la semaine prochaine à Damas, à l'invitation des autorités syriennes, pour évoquer la formation d'un comité constitutionnel chargé d'élaborer une nouvelle Constitution pour la Syrie.

Une forte pression des Occidentaux

La mise au point de ce comité, dont la création traîne depuis son annonce en janvier à Sotchi, en Russie, s'est révélée particulièrement laborieuse. "J'espère pouvoir convoquer ce comité en novembre", a déclaré Staffan de Mistura, sans donner de date précise. "Nous ne sommes pas prêts à convoquer ce comité s'il n'est pas crédible et équilibré" entre le régime, l'opposition et la société civile, a-t-il ajouté.

Depuis septembre, l'émissaire était soumis à une très forte pression des Occidentaux, notamment des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni, pour convoquer le comité avant la fin octobre. Paris juge notamment que le retard pris dans la création du comité est de la responsabilité de Damas.

Au contraire, la Russie avait souligné en septembre qu'il ne fallait pas précipiter les choses et suspecté les Occidentaux de vouloir un changement de régime en Syrie.

Avec AFP

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