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Affaire Khashoggi : Trump nie couvrir les alliés saoudiens des États-Unis

Donald Trump à la Maison Blanche le 17 octobre 2018.
Donald Trump à la Maison Blanche le 17 octobre 2018. Saul Loeb, AFP

Sous le feu des critiques, le président américain a assuré mercredi ne pas chercher à couvrir l'Arabie saoudite, alliée des États-Unis, dans l'affaire Khashoggi. L'enquête se poursuit sur la disparition de ce journaliste saoudien à Istanbul.

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Donald Trump l’assure : il ne "couvre pas du tout" les Saoudiens dans l’affaire du journaliste disparu Jamal Khashoggi. "Je veux juste savoir ce qui se passe", a-t-il affirmé mercredi 17 octobre, disant s'attendre à ce que la vérité éclate "d'ici à la fin de la semaine". Riyad a jusqu’ici nié avoir connaissance du sort du journaliste et opposant au royaume, alors que sont publiés dans la presse des détails effroyables sur son possible assassinat au consulat saoudien d'Istanbul.

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Le président américain, dont le mandat a été jusqu'ici marqué par un resserrement des relations avec la monarchie saoudienne, a déclaré que Washington avait besoin du royaume sunnite dans la lutte contre le terrorisme et contre l'Iran chiite. Et insisté une nouvelle fois sur la coopération militaire et sa dimension économique, soucieux, dit-il, de ne pas perdre "un énorme contrat" d'armement qu'il chiffre à 110 milliards de dollars. À cet égard, des sénateurs démocrates ont réclamé que le président Trump rende publics ses éventuels liens financiers avec le géant pétrolier, s'inquiétant d'éventuels "conflits d’intérêts".

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Le Washington Post, pour lequel écrivait parfois Jamal Khashoggi, résident américain permanent, a accusé Donald Trump et son gouvernement de mener une "opération de nettoyage diplomatique" pour préserver le prince héritier Mohammed ben Salmane, en épinglant "le large sourire" du secrétaire d’État américain Mike Pompeo lorsqu'il l’a rencontré. "Pourquoi l'administration Trump fait-elle le ménage pour le compte de l'Arabie saoudite ?", s'est demandé le quotidien.

La dernière contribution de Jamal Khashoggi

Le journal a publié mercredi ce qu'il présente comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi, un texte dans lequel le journaliste évoque sur le manque de liberté de la presse dans le monde arabe. "Hélas, cette situation ne changera probablement pas", déplore-t-il.

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Après s’être entretenu avec le roi Salmane et avec le prince héritier mardi à Riyad, Mike Pompeo a rencontré mercredi à Ankara Recep Tayyip Erdogan. Le président turc s'est également gardé à ce stade d'incriminer ouvertement les Saoudiens. Mike Pompeo a assuré vouloir laisser "quelques jours" aux deux pays pour boucler leurs enquêtes.

Les autorités turques ont fouillé mercredi la résidence du consul saoudien à Istanbul et une partie des enquêteurs s'est rendue dans la soirée au consulat tout proche, la deuxième fouille cette semaine. Elle s'est poursuivie dans la nuit, selon l'AFP.

Existe-t-il des enregistrements ?

La presse turque a publié de nouvelles informations accablantes pour les Saoudiens. Le journal progouvernemental turc Yeni Safak, affirmant s'appuyer sur des enregistrements sonores réalisés sur place, écrit mercredi que le journaliste a été torturé au sein du consulat avant d'être "décapité" par des agents saoudiens. Le site Middle East Eye, se basant sur les mêmes bandes sonores, a affirmé que l'assassinat avait duré sept minutes.

Les États-Unis ont demandé à avoir accès à cet enregistrement "s'il existe", a déclaré Donald Trump. Mike Pompeo n'a lui entendu aucun enregistrement audio indiquant que le journaliste a été tué, a déclaré mercredi une porte-parole du département d’État. Ankara n'a partagé ni avec Washington ni avec ses alliés européens des preuves de l'assassinat de Khashoggi, ont dit à Reuters sept membres de services de sécurité américain et européens.

Avec AFP et Reuters

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