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Afrique

Répression en Égypte : Paris affirme ne vendre des armes qu'à l'armée

© AFP | L'armée et les forces de sécurité égyptienne déployées au Caire, le 28 novembre 2014.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/10/2018

Mis en cause par Amnesty international, Paris a fait savoir, par la voix de la ministre des Armées Florence Parly, que les armes françaises à destination de l'Égypte ne servaient pas à réprimer des civils.

Des armes, oui, mais uniquement à l’armée égyptienne et non pas à ses forces de sécurité. Interrogée, mercredi 17 octobre, par la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, la ministre française des Armées, Florence Parly, a répondu aux accusations d’Amnesty International. Dans un rapport publié mardi, l’ONG affirmait que des blindés français de type Sherpa et MIDS vendus au régime égyptien avaient été utilisés pour tirer sur des manifestants entre 2012 et 2015. À ce titre, la France risque de se voir accusée de "complicité dans la crise des droits humains que connaît actuellement l'Égypte", estime l'organisation.

>> À lire : "Répression des libertés en Égypte : 'Personne n'est épargné'"

"Si l'Égypte a utilisé des matériels qui ont été exportés il y a longtemps, c'est-à-dire des véhicules qui étaient produits par Renault Trucks, contre ses populations civiles, ce n'est pas l'objectif qui était le nôtre", a indiqué la ministre lors de son audition. "Nous ne faisons rien de contraire aux engagements qui ont été pris par la France, nous les respectons", a-t-elle ajouté en référence à la directive européenne adoptée par les 28 États membres en 2013 afin de "suspendre les licences d’exportation vers l’Égypte de tous les équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne et de réévaluer les licences d’exportation".

La France, premier pays exportateur d’armes vers l’Égypte

Or depuis cette date, rappelle Le Monde, la France est devenue le premier pays exportateur d’armes vers l’Égypte, devant les États-Unis. "Plus de 4 milliards d’euros d’armes françaises ont été livrées à l’armée égyptienne entre 2012 et 2017", précise le quotidien.

Selon Amnesty International, la France n’est pas le seul État soupçonné d’outrepasser les restrictions européennes. L'Allemagne, la Bulgarie, Chypre, l'Espagne, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie seraient également en contradiction avec la décision des Vingt-Huit.

>> À lire : "Vente d’armes à l’Arabie Saoudite : la France complice de crimes de guerre ?"

"Ce que les ministres européens ont décidé en 2013, c'est de refuser de vendre à l'Égypte des armes qui pourraient être utilisées par les forces de sécurité intérieures pour assurer la répression des populations civiles, a précisé Florence Parly. Ce qui est vrai, c'est que nous avons avec l'Égypte une relation de coopération, également une relation forte en termes d'exportation d'armements".

Reste que l’Égypte n’est pas le seul pays dont l’utilisation des armes achetées à la France suscite des questions. Accusée de violer le droit humanitaire au Yémen où elle intervient militairement depuis 2015, l’Arabie saoudite bénéficie, elle aussi, des exportations françaises. "Ces ventes d'armes font l'objet d'une analyse au millimètre près […] qui prend en compte des critères très nombreux parmi lesquels la nature des matériels exportés, le respect des droits de l'Homme, la préservation de la paix et de la stabilité régionale", a affirmé la ministre. "Elles concourent aussi à notre autonomie stratégique […] De plus en plus, notre base industrielle et de défense a besoin de ces exportations d'armements". Et de préciser : "On ne peut pas faire totalement abstraction de tout l'impact que tout ceci a sur nos industries de défense et nos emplois".

Avec AFP

Première publication : 18/10/2018

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