Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : les signataires de l'accord de Genève appellent à l'unité

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"W'ere in the Brexs*it"

En savoir plus

LE DÉBAT

Brexit : vers un vote de censure contre Theresa May ?

En savoir plus

POLITIQUE

Mouvement des gilets jaunes : L'exécutif en pleine tempête

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Michelle Obama : la première First Lady afro-américaine se raconte

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Dix ans après sa mort, hommage à Youssef Chahine

En savoir plus

L’invité du jour

Simon Baker : "Le Brexit peut menacer la circulation des œuvres d’art en Europe"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Rafael Correa : "Il y a un coup d'État en Équateur"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Le TGV marocain "Al-Boraq", vitrine du savoir-faire français

En savoir plus

Amériques

Des milliers de migrants du Honduras défient Trump et font route vers les États-Unis

© Orlando Estrada, AFP | Des migrants honduriens embarquent sur un camion à Zacapa, à 145 km à l'est de Guatemala City. Direction les États-Unis.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/10/2018

Une "caravane" de milliers de migrants du Honduras se trouve actuellement au Guatemala, étape sur la route des États-Unis. Le président américain Donald Trump a promis de couper les aides aux pays qui facilitent cet exode.

Des milliers de Honduriens sont en route à travers l'Amérique centrale dans l'espoir de gagner les États-Unis, défiant le président Donald Trump qui a menacé de représailles les pays qui laisseraient passer leur "caravane".

Epuisés par des heures de marche sous le soleil ou sous la pluie, avec quelques trajets en auto-stop pour les plus chanceux, un millier de migrants ont fait étape dans la nuit de mardi 16 à mercredi 17 octobre dans la ville de Guatemala, la capitale. Un autre groupe d'un millier de migrants se trouvait au même moment dans l'est du Guatemala. Près d'un demi-millier de Honduriens ont de leur côté franchi mercredi la frontière avec le Salvador avec l'intention de traverser le pays pour rejoindre au Guatemala la marche vers le Nord de leurs compatriotes.

>> À lire aussi : États-Unis : 1000 familles "non éligibles" aux retrouvailles avec leur enfant

"C'est le début d'une avalanche, car nous n'en pouvons plus de toute cette violence", a raconté à l'AFP Denis Contreras dans la Maison des migrants de Guatemala, gérée par l'Église catholique, où les marcheurs reprennent des forces. L'homme a fui avec sa sœur et deux nièces un pays en proie au "chaos", où il était racketté quotidiennement par les gangs, explique-t-il. "Si je reviens, c'est sûr, on me tuera" car "c'est mal vu" par les gangs de quitter le pays, affirme-t-il.

Donald Trump est furieux

Environ 2 000 migrants ont quitté San Pedro Sula, à 180 km au nord de la capitale Tegucigalpa, en réponse à un appel sur les réseaux sociaux. Après plusieurs heures d'un face-à-face tendu avec la police, la foule a franchi la frontière avec le Guatemala à Esquipulas (sud-est) puis s'est divisée en deux groupes se dirigeant vers la capitale.

Le président guatémaltèque, Jimmy Morales, a indiqué mercredi que son pays collaborait avec des organisations humanitaires pour aider les migrants en leur fournissant nourriture et abri. Il a également indiqué avoir évoqué la situation avec son homologue hondurien, Juan Orlando Hernandez, et le vice-président américain Mike Pence afin de protéger les personnes les plus vulnérables.

Comme au Guatemala et au Salvador, les gangs font régner la terreur au Honduras, où 68 % des neuf millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Le Honduras est considéré comme l'un des pays les plus violents du monde, avec un taux annuel de 43 homicides pour 100 000 habitants.

En apprenant que des milliers de migrants misérables se dirigeaient vers les États-Unis, Donald Trump a menacé de couper les aides de son pays au Honduras, au Guatemala et au Salvador si les autorités ne mettaient pas fin à cet exode. Mercredi, il a encore haussé le ton, demandant aux parlementaires américains de durcir la législation migratoire après avoir jugé l'actuelle "horrible, faible et dépassée".

Avec AFP

Première publication : 18/10/2018

  • ÉTATS-UNIS

    Les États-Unis réduisent encore leurs quotas de réfugiés

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    États-Unis : près de mille familles "non éligibles" aux retrouvailles avec leur enfant

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    À New York, elle escalade la statue de la Liberté pour dénoncer la séparation des enfants immigrés

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)