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SessionLab #3 : écoutez Fakear pour une interview et un titre en audio 3D

© SessionLab | Fakear au Mucem pendant le festival Fiesta des Suds à Marseille, octobre 2018.

Texte par Émilie LAYSTARY

Dernière modification : 24/10/2018

"Avant, je pensais que la musique électronique c'était forcément le club, le monde de la nuit", nous a raconté Fakear en SessionLab en audio 3D, à l'occasion du festival marseillais "Fiesta des Suds".

Aérienne et hypnotique, la musique de Fakear se veut comme une ode au voyage intérieur. Aujourd'hui retiré dans un petit village suisse, le jeune normand a quitté Paris pour la quiétude de la campagne.

Nous avons rencontré Théo Le Vigoureux – c'est son nom à la ville – à Marseille, à l'intérieur de la dentelle de béton du Mucem. Posé face à la mer, sur l'ancien môle portuaire, ce fils de deux professeurs de musique nous a expliqué sa passion initiale pour le rock progressif, et surtout, pour "le groupe de rock le plus ouf de l'histoire, les Pink Floyd" – en particulier leur morceau "Shine on you crazy diamond".

En grandissant, c'est finalement la musique de Bonobo (du label Ninja Tune) qui l'invite à passer du rock à l'électro. "Il m'a fait découvrir la musique électronique d'une autre manière. Avant pour moi, c'était le club, le monde de la nuit. Avec Bonobo, j'ai découvert qu'on pouvait aussi faire de la musique électronique en alliant le côté jazz et organique des vrais instruments avec le côté club".

Le titre "Chakra" mixé en son 3D ou binaural, à écouter au casque pour profiter au mieux de l'expérience :

Fakear a également évoqué son rapport à la spiritualité. "C'est un truc que j'ai découvert il y a assez peu de temps et qui m'a vachement aidé à prendre la tournée plus sereinement et prendre cette avalanche de reconnaissance avec plus de recul", développe le jeune homme de 27 ans, très apaisé car il estime s'être "réconcilié avec [son] ego".

Il ajoute : "Je ne crois pas en énormément de choses, mais je crois en le karma, c'est-à-dire que tu récoltes ce que tu sèmes..." C'est cet état d'esprit qui lui permet aujourd'hui de prendre son succès avec distance. Un apaisement que ses fans ont le sentiment de retrouver dans ses morceaux, desquels semblent parfois se dégager une douceur introspective.

L’interview de Fakear en intégralité en audio 3D :

- Cette SessionLab a été enregistrée lors du festival Fiesta des Suds 2018, à Marseille. 

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Première publication : 18/10/2018

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