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Reporters

Le Brexit, un océan d'incertitudes pour les pêcheurs

France 24

La sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne va entraîner des conséquences pour les pêcheurs, français notamment, qui avaient jusque là toute liberté pour jeter leurs filets dans les très poissonneuses eaux britanniques. Des eaux où naviguent aussi des chalutiers belges ou espagnols, traversées par bien des incertitudes liées à l'issue des négociations.

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Parmi les pêcheurs britanniques, 90 % ont voté pour le Brexit, soucieux de "récupérer leurs eaux" et ne plus dépendre de la Politique commune de la pêche européenne, qui, selon eux, a porté atteinte à leur industrie. Les eaux britanniques, parmi les plus poissonneuses au monde, attirent des pêcheurs de toute l’Europe, notamment de France, de Belgique et d’Espagne, qui peuvent en profiter tant qu’ils ne dépassent pas les quotas imposés par l’UE. Beaucoup y font plus de la moitié de leur chiffre d’affaires.

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Mais alors que la fin des négociations pour le Brexit se rapproche, les pêcheurs britanniques et européens commencent à redouter ses effets sur leurs pratiques et leurs revenus. "Il est bien évident que si, suite au Brexit, les Français sont éjectés des eaux britanniques, je vais perdre facilement 70 % de mon chiffre d’affaires. Autant vous dire que c’est la faillite", se désole Olivier Leprêtre, capitaine d'un chalutier, que nos reporters ont rencontré.

En images : Brexit, tous dans le même bateau
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La fin des quotas restrictifs, dénoncée des deux côtés de la Manche, pourrait mener à la surpêche et empêcher le renouvellement naturel des poissons. Si le marché européen leur réduit son accès, les pêcheurs britanniques, qui exportent 75 % de leurs prises majoritairement vers le continent, devront trouver de nouveaux acheteurs. Or les Britanniques, friands de saumon, thon et cabillaud importé, mangent très peu de poissons pêchés localement.

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Nos journalistes se sont rendues sur la Manche, en Angleterre et au Pays de Galles pour recueillir les témoignages de pêcheurs britanniques, français et belges à six mois de la fin des négociations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

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