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Moyen-Orient

L'Arabie saoudite confirme la mort du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d'Istanbul

© Jim Watson, AFP | Manifestation devant la Maison Blanche vendredi 19 octobre 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/10/2018

Jamal Khashoggi a bien été tué au consulat d'Istanbul, au cours d'une "rixe" qui a mal tourné, a affirmé Riyad samedi. Dix-huit personnes ont été arrêtées et le roi a ordonné la restructuration de la direction de l'agence générale du renseignement.

L'Arabie saoudite donne enfin sa version des faits. Riyad a reconnu samedi 20 octobre que le journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, porté disparu après une visite au consulat saoudien d'Istanbul le 2 octobre, a bien été tué.

Le procureur général saoudien Cheikh al-Mojeb a publié un communiqué sur le déroulement des faits. "Les discussions qui ont eu lieu entre lui et les personnes qui l'ont reçu au consulat saoudien à Istanbul ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing avec le citoyen Jamal Khashoggi, ce qui a conduit à sa mort, que son âme repose en paix", a déclaré le procureur.

L'annonce de la télévision publique saoudienne

Dix-huit ressortissants saoudiens ont été arrêtés, a ajouté le parquet national, précisant que l'enquête se poursuivait. Le roi Salmane a ordonné la restructuration de la direction de l'agence générale du renseignement, a ajouté SPA, précisant que cette restructuration s'effectuerait sous la supervision du prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS).

>> À lire : "Jamal Khashoggi : sa dernière tribune traduite en français"

"Compte tenu du cumul de preuves accablantes, il était impossible pour l’Arabie saoudite d’échapper à cet aveu, estime le politologue Karim Sader, interrogé par France 24. La ligne de défense de Riyad, c’est de faire en sorte que le prince héritier MBS soit le moins possible impliqué dans cette affaire. Ce qui n'est pas une tâche facile."

Karim Sader, politologue : "C'est une ligne de défense très maladroite"

"Bouc-émissaire"

L'Arabie saoudite a annoncé simultanément le limogeage d'un haut responsable du renseignement. "Ahmad al-Assiri, vice-président du service général de renseignement, a été renvoyé de sa fonction", a indiqué SPA, citant un décret royal.

"C’est le bouc-emissaire, pense Karim Sader. Il est un responsable des renseignements saoudiens et c’est un proche de MBS. Comment aurait-il pu agir de son propre gré sans avoir l’aval du prince héritier ? C’est encore une fois cette ligne de défense très maladroite de l’Arabie saoudite, et on a l’impression que les Saoudiens prennent conscience qu’ils se retrouvent la main dans le sac."

Un conseiller de haut rang à la cour royale, Saoud al-Qahtani, a lui aussi été limogé, selon la même source.

Trump trouve la version saoudienne crédible

Jamal Khashoggi s'était exilé il y a plus d'un an aux États-Unis. Il écrivait régulièrement dans le Washington Post des tribunes hostiles à la politique saoudienne et au prince héritier Mohammed ben Salmane.

La réaction de Washington n'a pas tardé. À un journaliste qui lui demandait s'il jugeait la version de Riyad "crédible", Donald Trump a répondu : "Oui, oui". "Encore une fois, il est tôt, nous n'avons pas fini notre évaluation ou enquête mais je pense qu'il s'agit d'un pas très important", a-t-il ajouté.

"Nous sommes attristés d'apprendre que la mort de M. Khashoggi a été confirmée", a affirmé un peu plus tôt la porte-parole de l'exécutif américain, Sarah Sanders. "Les États-Unis prennent note de l'annonce par le royaume d'Arabie saoudite que l'enquête sur le sort de Jamal Khashoggi progresse et qu'il (le royaume, NDLR) a entrepris des actions à l'encontre des suspects qui ont été pour l'instant identifiés", a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est "profondément troublé par la confirmation de la mort de Jamal Khashoggi", selon un communiqué des Nations unies. Il "souligne la nécessité d'une enquête rapide, approfondie et transparente sur les circonstances du décès" du journaliste, et que "ceux qui en sont responsables rendent pleinement compte" de leurs actes, ajoute le communiqué de l'ONU.

Des élus américains se sont montrés nettement plus durs que la Maison Blanche après l'annonce saoudienne. Le sénateur Lindsey Graham, un proche allié de Donald Trump, a mis en doute la crédibilité de Riyad. "Dire que je suis sceptique sur la nouvelle version saoudienne sur M. Khashoggi est un euphémisme", a tweeté le sénateur républicain.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 20/10/2018

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