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Amériques

Brésil : torture, homosexuels, Noirs… Jair Bolsonaro dans le texte

© Sergio Moraes, Reuters | Rassemblement pro-Bolsonaro, le 21 octobre, à Rio de Janeiro.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/10/2018

Inconnu hors des frontières brésiliennes il y a encore quelques semaines, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro anime depuis plusieurs années la vie politique de son pays à coups de déclarations polémiques sur la dictature, les Noirs, les femmes ou les homosexuels.

Retour sur ses déclarations les plus controversées.

• Torture et droits de l'Homme

- "L'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer."
Radio Jovem Pan, juin 2016

- Lors de la séance de destitution de la présidente Dilma Roussef, ex-guérillera torturée par les militaires, il a dédié son vote au chef du renseignement sous la dictature, accusé d'au moins six assassinats sous la torture : "À la mémoire du colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra, la terreur de Rousseff, je vote ‘oui’ !"
Chambre des députés, avril 2016

- À propos des membres du Parti des travailleurs (PT) de l'ex-président Lula : "Nous allons fusiller les pétistes d'Acre."
Meeting électoral dans l’État d’Acre, septembre 2018

• Laïcité

- "Dieu est au-dessus de tous. Cette histoire d'État laïc n'existe pas, non. L'État est chrétien et que celui qui n'est pas d'accord s'en aille. Les minorités doivent se plier aux majorités."
Meeting à Paraíba, dans le Nord-Est, février 2017

- Un bémol : "Nous gouvernerons pour tous, indépendamment de la foi religieuse de chacun, y compris pour les athées."
Vidéo Facebook, octobre 2018

• Noirs

- À propos des descendants d'esclaves fugitifs : "L'afro-descendant le plus léger pesait environ 80 kilos. Ils ne font rien ! Ils ne servent même pas à la reproduction."
Conférence après une visite dans une communauté quilombola, avril 2017

- En réponse à une question de la chanteuse et animatrice Preta Gil qui lui demandait comment il réagirait si l'un de ses quatre fils tombait amoureux d'une femme noire : "Preta, je ne vais pas parler de promiscuité avec qui que ce soit. Je ne cours pas ce risque, parce que mes fils ont été très bien élevés et n'ont pas vécu dans l'environnement que tu as connu malheureusement."
TV Bandeirantes, mars 2011

- Un bémol : "Les ministères [autres que celui de la Défense] pourraient être confiés à des homosexuels, à des femmes ou à des afro-descendants."
Radio CBN, octobre 2018

• Les femmes

- "C'est une disgrâce d'être patron dans notre pays, avec toutes ces lois du travail. Entre un homme et une femme, que va se dire un patron ? ‘Purée, cette femme a une alliance au doigt, dans peu de temps elle sera enceinte, six mois de congés de maternité’ […] Qui paiera l'addition ? L'employeur [...] et au final la Sécurité sociale."
Quotidien Zero Hora, décembre 2014

- Un bémol : "Je ne suis pas en faveur d'un salaire inférieur pour les femmes."
Tweet, août 2018

• Agressions sexuelles

- À propos de la députée de gauche Maria do Rosario : "Elle est trop moche, ce n'est pas mon genre. Jamais je ne la violerais. Je ne suis pas un violeur, mais si je l'étais, je ne la violerais pas parce qu'elle ne le mérite pas."
Quotidien Zero Hora, décembre 2014

- Un bémol : "Je ne pense pas que qui que ce soit doive être violé."
Tweet, août 2015

• Homosexualité

- "Je serais incapable d'aimer un fils homosexuel. Je préfèrerais que mon fils meure dans un accident plutôt que de le voir apparaître avec un moustachu."
Playboy, juin 2011

- Un bémol : "Nous gouvernerons pour tout le monde, y compris pour les homosexuels, car il y a des homosexuels qui sont pères, qui sont mères."
Facebook, octobre 2018

Première publication : 23/10/2018

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