Accéder au contenu principal

Face à la "caravane" de migrants, Trump tente de galvaniser son électorat

Les migrants de la "caravane" partie du Honduras font étape à Huixtla, au Mexique, le 23 octobre 2018.
Les migrants de la "caravane" partie du Honduras font étape à Huixtla, au Mexique, le 23 octobre 2018. Johan Ordonez, AFP

Face aux milliers de migrants en majorité honduriens qui se dirigent vers les États-Unis, Donald Trump reprend le thème de l'immigration qui avait figuré au cœur de sa campagne présidentielle, et ce à l'approche des élections cruciales de mi-mandat.

PUBLICITÉ

À 15 jours des élections de mi-mandat aux États-Unis, Donald Trump se sert de l'avancée de la caravane de migrants partie du Honduras pour replacer au cœur de la campagne le sujet de l’immigration.

Après une journée de repos à Huitxla, dans le sud du Mexique, des milliers de migrants honduriens devaient reprendre leur longue marche en direction des États-Unis dans la matinée de mercredi 24 octobre. Après deux jours en territoire mexicain, les migrants se sont arrêtés la veille dans cette petite ville de l'État du Chiapas, à 70 kilomètres de la frontière méridionale avec le Guatemala. Ils y ont repris des forces, la plupart pour la première fois depuis leur départ du nord du Honduras le 13 octobre et 800 kilomètres parcourus, et alors qu'il leur en reste 3 000 pour atteindre la frontière américaine.

>> À lire aussi : "On ne parle plus de 'caravane' mais d'exode désormais"

Par aillleurs, une nouvelle caravane fait route vers le Mexique : plus d'un millier de migrants d'Amérique centrale, réunis au Guatemala, avancent vers la frontière mexicaine.

Les images de ces milliers de migrants tournent en boucle depuis la semaine dernière sur les écrans américains. Un hasard du calendrier qui "ne pouvait pas mieux tomber" pour les républicains, souligne Muzaffar Chishti, avocat et directeur de l'institut sur les politiques de migration à l'université de droit de New York.

Washington accuse Caracas

"C'est un assaut contre notre pays, un assaut", a martelé lundi soir le président américain devant des supporteurs enthousiastes au Texas, État frontière avec le Mexique. "Pendant que nous parlons, le Parti démocrate encourage des millions d'étrangers illégaux à enfreindre nos lois et violer nos frontières et submerger notre pays", a-t-il accusé, sans fondement. Il laisse notamment entendre que des clandestins pourraient voter illégalement.

Évoquant la menace terroriste, Donald Trump affirme en outre que des personnes originaires du Moyen-Orient se sont glissées dans cette "caravane", ainsi que des membres du gang salvadorien ultra-violent MS-13. Un argument qu'il a encore repris en présence de son vice-président, Mike Pence. Ce dernier a jugé "inconcevable" qu'il n'y ait pas des personnes originaires du Moyen-Orient "dans cette foule".

Mike Pence a également affirmé que le président hondurien, Juan Orlando Hernandez, lui avait dit que ce cortège de migrants était "organisé par des groupes de gauche au Honduras, financé par le Venezuela et envoyé vers le Nord pour défier notre souveraineté".

Le Honduras promet des emplois à ceux qui reviennent

Le chef de l’État hondurien a détaillé un plan de 27 millions de dollars pour "le retour sûr" des migrants qui inclut des subsides, des logements, des projets agricoles, du travail dans des chantiers publics, des crédits pour micro-entreprises et des bourses d'études.

L'immigration clandestine figurait déjà depuis des semaines au sommet des préoccupations des électeurs républicains mais au plus bas chez les électeurs démocrates, qui sont eux beaucoup plus centrés sur la santé. "Compte tenu du niveau de division dans la politique américaine, tout changement soudain (...) à l'image de cette situation, peut modifier l'équilibre" électoral, souligne Manuel Orozco, de l'organisation internationale Inter-American Dialogue. Malgré la politique de tolérance zéro sur l'immigration clandestine, le nombre de sans-papiers interpellés à la frontière a bondi de 25 % sur les 12 derniers mois, selon les chiffres publiés le 23 octobre.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.