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Pour les 100 ans du maillot jaune, le Tour de France 2019 va prendre de la hauteur

Christian Prudhomme a dévoilé le parcours du Tour de France 2019, le 25 octobre 2018.
Christian Prudhomme a dévoilé le parcours du Tour de France 2019, le 25 octobre 2018. Gonzalo Fuentes, Reuters

L'édition 2019 du Tour de France, qui célèbrera le centenaire de la création du mythique maillot jaune de leader, tutoiera les sommets des Alpes et des Pyrénées. Pas moins de cinq arrivées au sommet ont été programmées par l'organisation.

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À l'occasion du centenaire du célèbre maillot jaune, le Tour de France 2019 tutoiera les sommets en juillet prochain : le parcours, présenté jeudi 25 octobre à Paris, prévoit cinq arrivées au sommet, dont trois à plus de 2 000 mètres d'altitude, et pas moins de trente cols classés.

"Un hymne à l'excellence", a formulé son directeur Christian Prudhomme qui a voulu placer la 106e édition de la plus grande course du monde sur les hauteurs. Tant dans les Pyrénées, avec l'arrivée au Tourmalet, que dans les Alpes. L'avant-dernière étape se conclut à Val Thorens à 2 365 mètres, la troisième arrivée la plus haute depuis la création de l'épreuve en 1903.

Symbole de cette volonté de prendre de l'altitude, l'Iseran, une ascension légendaire – le plus haut col routier de France à 2 770 mètres – rarement fréquentée par le Tour, sera escaladé le 26 juillet pour le deuxième des trois volets alpestres. La course passera par le versant de la Maurienne, le plus difficile, qui n'a plus été emprunté depuis 1963 par la Grande Boucle.

Le centième anniversaire de la création du maillot jaune, le 19 juillet, sera fêté à Pau, ville emblématique du Tour, et non à Grenoble, où Eugène Christophe avait porté pour la première fois la tenue distinctive. Ce jour-là, c'est un contre-la-montre individuel (le seul au programme du Tour 2019) de 27 kilomètres qui sera proposé pour contrebalancer le copieux menu montagneux.

Un tryptique alpestre alléchant

Six jours après le coup d'envoi de Bruxelles, la ville d'Eddy Merckx – qui détient le record du nombre de maillots jaunes –, les grimpeurs disposent d'une première occasion dans les Vosges. Cette fois, la montée de La Planche des Belles Filles est prolongée par rapport aux trois arrivées précédentes par un "raidard" extrêmement pentu, à 20 %. Avant le Massif Central, l'étape de Saint-Étienne multiplie les côtes et petits cols dans les monts du Lyonnais.

Après la première journée de repos à Albi, les Pyrénées sont condensées. Peyresourde et Ancizan en hors d'oeuvre, puis au lendemain du chrono de Pau le Tourmalet en course de côte format géant par le versant de Barèges. Enfin il y a la montée inédite du Prat d'Albis au-dessus de Foix pour conclure une prometteuse étape ariégeoise (4 700 mètres de dénivelé).

Le Tour, qui cherche toujours à montrer les beautés de la France, s'attarde ensuite du côté de Nîmes et du Pont du Gard, datant de l'Antiquité romaine. Avant de se jouer définitivement dans les Alpes pour un triptyque qui commence par les grands cols historiques, Vars, Izoard et Galibier, pour rejoindre Valloire.

"On essaye de trouver des passages à forts pourcentages. Là, on va revenir aussi à la très haute montagne", souligne le directeur de course Thierry Gouvenou. Les rouleurs, qui ont confisqué les quatre premières places en juillet dernier (dans l'ordre : Thomas, Dumoulin, Froome et Roglic), seront-ils pour autant perturbés dès lors qu'ils excellent aussi en montagne ?

La moyenne montagne, star de la course

Les sprinteurs, eux, disposent de sept occasions dans cette édition tracée à l'est de la ligne reliant l'Alsace au Béarn, pour visiter quatre massifs montagneux (Vosges, Massif Central, Pyrénées et Alpes) et prendre ses aises en Occitanie (repos à Albi puis à Nîmes). La première à Bruxelles, dès l'ouverture le 6 juillet, avant le contre-la-montre par équipes de 27 kilomètres dans la capitale belge, la dernière à Paris pour la conclusion le 28 juillet.

Loin des canons des années Merckx, Hinault ou Indurain, trois des détenteurs du record des victoires – cinq chacun – qui ont assisté à la présentation, le Tour 2019 porte la marque de son siècle. Il traduit la volonté des organisateurs d'avoir une course animée, nerveuse, intense, pour peu que les coureurs soient inspirés par la répétition des étapes accidentées puisque le nombre record d'ascensions est dû surtout à la moyenne montagne.

"Il y a moins d'ascensions hors catégorie", relève Christian Prudhomme. Trente cols (2e, 1re ou hors catégorie), c'est toutefois quatre de plus qu'en 2018, sept de plus qu'en 2017. Mais, a rappelé le directeur du Tour, "les organisateurs proposent, les coureurs disposent".

Avec AFP

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