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Coupes européennes : bérézina historique pour les clubs français

L'OM, le PSG, Monaco, tous ont vécu une semaine compliquée en Europe.
L'OM, le PSG, Monaco, tous ont vécu une semaine compliquée en Europe. AFP (montage France 24)

Il faut remonter au début des années 70 pour trouver trace d’un pire début de saison pour les clubs français en coupes européennes. Un bilan d'autant plus humiliant qu’il y a trois mois, la France remportait sa deuxième Coupe du monde.

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Au début du mois d’octobre, les performances catastrophiques des clubs français engagés en Ligue des champions et en Ligue Europa suscitaient déjà l’inquiétude. L’heure est désormais au catastrophisme, et difficile de ne pas y succomber, alors que les représentants de l’Hexagone ont subi une nouvelle semaine noire.

À défaut d’être brillants, les clubs français se sont au moins donné la peine d’organiser leur débâcle : trois tristes nuls en Ligue des champions, trois déroutes en Ligue Europa. En C1, difficile de pointer du doigt la nouvelle contre-performance de l’AS Monaco, qui a arraché un nul presque satisfaisant sur la pelouse du FC Bruges. Avant-derniers de Ligue 1, les Monégasques ne se faisaient pas trop d’illusions quant à leur avenir européen. Il est désormais franchement hypothéqué, même si les hommes de Thierry henry peuvent toujours rêver à la troisième place de leur poule, qualificative pour les 16e de finale de la Ligue Europa.

Une compétition qui pourrait bien rythmer le printemps du PSG, si le club phare du football français ne trouve pas les ressources pour se sublimer lors des trois dernières journées de la phase de groupes. Miraculés à domicile face au SC Naples (2-2), les Parisiens sont logiquement vissés à la troisième place de leur poule, et ils devront cravacher pour éviter l’affront d’une élimination avant même les huitièmes.

Un stade de la compétition qui tendait les bras à l’Olympique Lyonnais, mardi soir, alors qu’il menait d’un but à Hoffenheim avant de craquer dans les arrêts de jeu (2-2). Les Gones, qui avaient idéalement débuté la compétition en allant chercher trois points à Manchester city, font depuis du surplace mais restent tout de même en bonne position pour continuer l’aventure.

Zéro pointé

L’épopée européenne, une perspective qui s’éloigne un peu plus encore pour les clubs français en Ligue Europa. C’est un véritable crève-cœur pour l’OM, finaliste l’an passé, et qui pointe désormais à cinq longueurs d’une qualification en 16e de finale, après un nouveau revers face à la Lazio Rome. Le deuxième en deux rencontres à domicile, qui a mis un peu plus en exergue les insuffisances défensives du collectif de Rudi Garcia.

Pour le Stade Rennais, l’équation s’est également compliquée après le revers subi à la maison face au Dynamo Kiev (1-2). Une défaite d’autant plus crispante que les Rennais, revenus au score avant la pause, ont même terminé la rencontre en supériorité numérique… avant de rompre dans les derniers instants du match.

Rédhibitoire dans la course aux 16e, mais toujours moins que le catastrophique bilan bordelais en C3 depuis le début de saison. Face au Zénith Saint-Pétersbourg, les Girondins ont enchaîné sur une troisième défaite de rang (2-1). Tout simplement indigent au plan comptable, même si comme le soulignait l’entraineur des Marine et blanc Eric Bedouet, "ils ont gêné" leur adversaire. Pas suffisamment, une fois encore, pour que le sixième du dernier championnat de France puisse ajouter une pointe d’Europe à son horizon.

Une énième déconvenue qui matérialise en tout cas un peu plus encore le net recul des clubs français sur la scène continentale. Il faut remonter à la saison 1972/73 pour trouver trace d’un tel bilan : après dix-huit rencontres, la France n’en a remporté que trois, soit un ratio d’à peine 17 %. Indigent.

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