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Des roquettes tirées depuis Gaza, l'armée israélienne réplique

Le système d'interception israélien "Iron Dome" a intercepté la majorité des roquettes tirées depuis Gaza vers Israël.
Le système d'interception israélien "Iron Dome" a intercepté la majorité des roquettes tirées depuis Gaza vers Israël. Amir Cohen, Reuters

Des dizaines de roquettes ont été tirées sur Israël depuis la bande de Gaza dans la nuit de vendredi à samedi, après la mort de cinq Palestiniens lors d'accrochages avec l'armée. Israël a riposté par une série de raids aériens.

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La tension est particulièrement forte à Gaza. Après la mort de six Palestiniens dans une manifestation vendredi 26 octobre, 39 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël dans la nuit de vendredi à samedi. C'est la première fois depuis plusieurs mois qu'un aussi grand nombre de roquettes est tiré depuis l'enclave palestinienne.

Le système israélien de défense aérienne Iron Dome a intercepté 17 de ces engins, a indiqué l'armée. "Deux projectiles sont tombés dans la bande de Gaza, les autres sont tombées dans des terrains non habités" en territoire israélien, a-t-elle précisé. Des médecins israéliens ont déclaré que sept civils étaient traités pour des états de choc.

Israël pointe la Syrie et l'Iran

En riposte aux tirs de roquettes, des avions, des hélicoptères et des drones des forces armées israéliennes ont frappé "environ 80 objectifs appartenant au Hamas à travers la bande de Gaza", a annoncé l'armée. Parmi eux, un bâtiment de quatre étages servant, selon Israël, de QG au Hamas.

Il n'y a pas eu d'informations indiquant que ces raids aient fait des victimes. Le 13 octobre dernier, Israël avait également répliqué par des raids après qu'une roquette soit tombée dans la ville de Beer-Sheva.

Le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole militaire, a accusé la Syrie et l'Iran d'être impliqués dans cette attaque à la roquette. "Des ordres et des incitations ont été donnés depuis Damas avec une implication évidente de la force Al-Qods du corps des gardiens de la Révolution iranienne", a-t-il dit à la presse, ajoutant : "Notre réponse n'est pas géographiquement limitée."

Cette recrudescence de la violence intervient alors que des pourparlers indirects sont en cours avec l'aide de l'Égypte pour tenter de réduire la tension entre Israël et la bande de Gaza, gouvernée par le mouvement islamiste Hamas.

Le Hamas ne revendique pas

Le Hamas n'a pas revendiqué les lancements de roquettes, mais Israël tient le mouvement islamiste pour responsable de tous les tirs partant de l'enclave dans la mesure où c'est lui qui la gouverne. "Les tirs de roquettes sont menés dans une atmosphère de terreur qui est créée par le Hamas", a déclaré l'armée.

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Le Jihad islamique, deuxième en importance des groupes armés présents dans la bande de Gaza, a déclaré dans un communiqué avoir tiré des roquettes contre Israël en réponse à la mort de cinq manifestants palestiniens tués vendredi. Il n'en a toutefois pas revendiqué l'entière responsabilité.

Plus tard dans la matinée, le groupe a annoncé une trève. "Un accord de cessez-le-feu total a été conclu après des contacts intensifs engagés par l'Égypte et doit entrer en vigueur immédiatement en échange de l'arrêt de l'agression israélienne", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Jihad islamique, Daoud Shihab.

Manifestations en série

Ces échanges de tirs font suite à des violences survenues après une manifestation organisée dans la journée de vendredi à Gaza. Cinq Palestiniens âgés de 22 à 27 ans sont morts au cours de divers incidents survenus le long de la barrière qui marque la frontière entre le territoire israélien et la bande de Gaza.

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Les Palestiniens manifestent le long de la barrière frontalière au moins une fois par semaine depuis le 30 mars. Au moins 212 Palestiniens ont été tués par des tirs ou des raids israéliens depuis que ces manifestations ont commencé, selon un comptage effectué par l'AFP. Un soldat israélien a été tué par un sniper palestinien au cours de la même période.

Les manifestants réclament ce qu'ils appellent le "droit au retour" vers des terres situées en Israël et que des familles palestiniennes ont fuies ou dont elles ont été chassées pendant la guerre israélo-arabe de 1948, qui a suivi la proclamation l'année précédente de l'État d'Israël. Les protestataires demandent également la levée du blocus qu'Israël impose à la bande de Gaza.

Avec AFP

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