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Tunisie : attentat-suicide dans le centre-ville de Tunis

 Une femme s'est fait exploser près d'un véhicule de la police dans le centre de la capitale tunisienne, blessant neuf personnes, lundi 29 octobre.
Une femme s'est fait exploser près d'un véhicule de la police dans le centre de la capitale tunisienne, blessant neuf personnes, lundi 29 octobre. Fethi Belaid, AFP

Au moins 20 personnes, dont 15 policiers, ont été blessées dans une attaque-suicide perpétrée lundi, sur l'avenue Bourguiba, dans le centre-ville de Tunis. Le dernier attentat dans la capitale remonte à novembre 2015.

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Au moins 20 personnes, dont 15 policiers et cinq civils, ont été blessées lundi 29 octobre dans un attentat perpétré par une femme kamikaze à Tunis, le premier à secouer la capitale tunisienne depuis 2015.

Aucun des blessés n'est grièvement atteint, a précisé lundi soir à l'AFP le porte-parole de la Sûreté nationale Walid Ben Hkima, soulignant que beaucoup n'avaient été que brièvement hospitalisés.

"C'est une tragédie", a déclaré le président tunisien Béji Caïd Essebsi depuis Berlin. "Nous avons cru que nous avions éradiqué le terrorisme", a-t-il poursuivi mais "le terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale".

La kamikaze a déclenché sa charge en milieu de journée "à proximité de voitures de police", sur l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de la capitale, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sofiène Zaag. Rapidement, d'importants renforts de police sont arrivés sur les lieux et le secteur a été bouclé. Au moins deux personnes ont été interpellées, dont une dans des conditions mouvementées, a constaté une journaliste de l'AFP. De nombreuses boutiques de cette avenue commerçante ont rapidement baissé leurs rideaux.

Une bombe artisanale

Cette femme, âgée de 30 ans, n'était pas considérée comme "extrémiste" par les services de sécurité, a par la suite précisé le ministère dans un communiqué, sans autre précision sur son identité. Sur place, une journaliste de l'AFP a pu voir le corps sans vie de la kamikaze, allongée sur le dos, voilée et lunettes noires sur le front.

Selon Sébastien Boussois, chercheur en relations internationales interrogé sur France 24, elle viendrait de Mahdia, une ville côtière à 200 kilomètres de Tunis. D'après des sources policières, la kamikaze ne portait vraisemblablement pas de "ceinture d'explosifs" mais "plutôt une bombe artisanale".

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Premier attentat depuis novembre 2015

Il s'agit du premier attentat à secouer la capitale tunisienne depuis le 24 novembre 2015 quand une attaque-suicide, commise là aussi en plein centre-ville contre un bus de la garde présidentielle avait tué 12 agents. Cette attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI). "C'est bien un miracle qu'il n'y ait pas eu un attentat sur l'avenue Bourguiba [depuis 2015, NDLR] parce que c'est le cœur névralgique du pays et le lieu symbolique de la contestation et de la révolution. La situation était relativement contenue", explique Sébastien Boussois.

Quelques mois plus tôt, le 18 mars 2015, toujours à Tunis, deux hommes avaient ouvert le feu à l'arme automatique sur des touristes qui descendaient d'autocars pour visiter le musée du Bardo, avant de les pourchasser dans le bâtiment. Vingt-et-un touristes et un policier tunisien avaient été tués dans cet acte également revendiqué par l'EI, tout comme l'attentat perpétré par un kamikaze en juin de la même année sur une plage et contre un hôtel près de Sousse (est), qui avait coûté la vie à 38 touristes.

Avec AFP

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