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Pour la première fois, une ministre israélienne effectue une visite officielle à Abu Dhabi

La ministre israélienne Miri Regev devant la grande mosquée Cheikh Zayed, à Abu Dhabi, le 29 octobre 2018.
La ministre israélienne Miri Regev devant la grande mosquée Cheikh Zayed, à Abu Dhabi, le 29 octobre 2018. Reuters

La ministre Miri Regev effectue une visite historique aux Émirats arabes unis, où Israël participe pour la première fois à un tournoi de judo sous son drapeau. Sa visite s'inscrit dans un climat de réchauffement entre Israël et les pays du Golfe.

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La ministre israélienne de la Culture et des Sports Miri Regev a accompli une visite historique aux Émirats arabes unis visant à rapprocher l'État hébreu des pays du Golfe. L'ancienne porte-parole de l'armée israélienne, qui a accompagné l'équipe de judo de son pays au Grand Chelem d'Abu Dhabi, a même été invitée lundi 29 octobre à visiter la mosquée Cheikh Zayed, la plus grande de la ville.

C'est la première fois qu'un ministre israélien se rend à un événement sportif dans cette région. C'est également la première fois qu'une délégation israélienne participe à cette compétition sous son drapeau national, au cours de laquelle l'hymne de l’État hébreu a résonné dimanche lors de la remise de la médaille d'or au judoka Sagi Muki.

Avertissement de la FIJ

En juillet, la Fédération internationale de judo (FIJ) avait averti les organisateurs du Grand Chelem d'Abou Dhabi qu'ils annuleraient la compétition si elle ne permettait pas à tous les athlètes, notamment israéliens, de participer sur un pied d'égalité.

Abu Dhabi ne reconnaissant pas l'État hébreu, Israël et les Émirats Arabes Unis n'ont aucune relation diplomatique. La participation d'athlètes israéliens à des compétitions internationales donne régulièrement lieu à des réactions hostiles et des décisions de boycott de la part d'organisations ou de sportifs arabes ou musulmans.

En 2017, les judokas israéliens avaient participé au Grand Chelem d'Abou Dhabi, portant des kimonos neutres, sans les initiales ISR, les trois lettres désignant Israël dans les compétitions sportives. Quand l'Israélien Tal Flicker avait remporté une médaille d'or, c'est l'hymne de la FIJ qui avait retenti, et pas celui d'Israël. C'était également le drapeau de la fédération, et non celui frappé de l'étoile de David, qui avait été hissé.

Viste de Netanyahou à Oman

La visite de Miri Regev aux Émirats Arabes Unis, qui a débuté jeudi, a coïncidé avec la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le sultanat d'Oman voisin, la première pour un dirigeant israélien depuis 1996.

"Israël est un État présent dans la région, nous devons comprendre cela", a déclaré la ministre omanais en charge des Affaires étrangères, lors d'un sommet de trois jours consacré à la sécurité et organisé à Bahreïn. "Le monde reconnaît cet état de fait. Il est peut-être temps de traiter Israël comme n'importe quel autre État et qu'il assume les mêmes obligations", selon Youssouf ben Alaoui ben Abdoullah.

"C'est le début de la normalisation publique et la fin de l'initiative de paix arabe", a assuré de son côté dans un bref communiqué Mohammed Chtayyeh, membre du comité central du mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

Le même jour, une délégation israélienne de gymnastique était au Qatar pour les championnats du monde qui se déroulent à Doha. Lundi, le ministre israélien des Communications Ayoub Kara devait se rendre à Dubaï où il représentera Israël lors d'une conférence internationale sur la cybersécurité, a annoncé son bureau.

Parmi les pays arabes, Israël n'a de relations diplomatiques qu'avec l'Égypte et la Jordanie. Mais Benjamin Netanyahou, qui considère l'Iran comme la principale menace pour la sécurité d'Israël, estime que Téhéran souhaite "conquérir tout le Moyen-Orient" et que cela peut créer une convergence d'intérêts entre l'État hébreu et certains pays arabes.

Avec AFP et Reuters

 

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