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Brésil : Jair Bolsonaro exclut toute intervention militaire au Venezuela

Un partisan de Jair Bolsonaro circule en voiture dans les rues de Rio, le 29 octobre 2018.
Un partisan de Jair Bolsonaro circule en voiture dans les rues de Rio, le 29 octobre 2018. Sergio Moraes, Reuters

Jair Bolsonaro, le politicien d'extrême droite élu président du Brésil dimanche, a affirmé lundi qu'il ne soutenait pas l'idée d'une intervention militaire au Venezuela contre le gouvernement de Nicolas Maduro.

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Le président élu du Brésil Jair Bolsonaro a exclu, lundi 29 octobre dans un entretien à la télévision brésilienne Record, tout soutien à une éventuelle intervention militaire au Venezuela.

"Pour notre part, il n'y a pas [cet intérêt], le Brésil va toujours chercher la voie pacifique pour résoudre ce problème", a dit le politicien d'extrême droite. "J'ai eu des discussions avec des autorités d'autres pays, y compris sur le sujet du Venezuela. Ils nous demandent que le Brésil participe d'une manière ou d'une autre à la solution de ce problème ; en fin de compte [les Vénézuéliens] sont nos frères, qui sont en train de subir des difficultés sérieuses sous la dictature de Maduro", a ajouté l’ex-militaire.

Jair Bolsonaro a également été interrogé au sujet d’un article du quotidien Folha de Sao Paulo de lundi, selon lequel la Colombie serait prête à donner son soutien au Brésil s'il aidait à "renverser Nicolas Maduro à travers une intervention militaire". Jair Bolsonaro a dit qu'il n'avait pas abordé ce sujet dans sa "discussion protocolaire" avec le président colombien Ivan Duque.

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Il a cependant critiqué une nouvelle fois le Parti des travailleurs (PT), dont il a battu le représentant Fernando Haddad au deuxième tour de la présidentielle dimanche, pour son "admiration" des gouvernements socialistes du Venezuela où, selon lui, "les plus pauvres souffrent beaucoup et fuient vers le Brésil".

Bolsonaro prend ses distances avec le Mercosur

Le président élu a par ailleurs assuré que son futur gouvernement, qui entrera en fonction le 1er janvier, compte "se libérer de quelques entraves du Mercosur", espace de libre-échange latino-américain dont sont membres aux côtés du Brésil l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, et dont le Venezuela a été suspendu en 2017. "Le Mercosur a son importance, mais il est surévalué à mon avis (...). Nous ne voulons pas détruire le Mercosur, mais lui donner sa juste dimension", a soutenu Jair Bolsonaro.

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Le président élu a également eu un mot pour ses opposants : "Je veux dire à ceux qui n'ont pas voté pour moi que nous sommes dans le même bateau (...). Ce qu'il faut, c'est tous s'unir, nous devons éviter les divisions", a dit l'ex-militaire à la télévision Globo, tranchant ainsi avec le ton diviseur de sa campagne. Fernando Haddad, qui avait rompu avec tous les usages en n'appelant pas son adversaire au soir de sa victoire, a fini par lui souhaiter lundi "bonne chance" dans un tweet.

La Bourse de Sao Paulo a accueilli avec prudence l'élection du candidat fraîchement converti à l'ultra-libéralisme, qu'elle avait déjà anticipée en engrangeant 10 % en un mois. Elle a même perdu 2,24 % en clôture sur des prises de bénéfices après avoir ouvert en hausse de plus de 3 %. Le réal est momentanément monté à 3,60 pour un dollar, au plus haut face à la devise américaine depuis avril, avant de retomber lui aussi en fin de séance.

Avec AFP

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