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FRANCE

Enquête nationale après la découverte en France de bébés nés sans bras

© Loïc Venance, AFP | Un nouveau-né au sein de sa maman, le 16 juillet 2018, à Vertou, dans l'ouest de la France.

Vidéo par Mounia KACEM

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/10/2018

Une enquête nationale a été lancée pour faire la lumière sur les cas révélés ces dernières semaines de bébés nés dans trois départements français avec des malformations aux membres supérieurs.

Une enquête sur toute la France "est en cours" après la découverte d’un nombre jugé important de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras, a annoncé, mercredi 31 octobre, le Dr. François Bourdillon, directeur général de l'agence Santé publique France.

Cette enquête, qui explorera notamment la piste environnementale, sera menée conjointement par Santé publique France et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Interrogé sur RTL, le directeur général de l'agence sanitaire a précisé que les résultats de l'enquête "pour la France entière" sont attendus "à peu près dans trois mois".

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L'enquête s'est en premier lieu focalisée sur le département de l'Ain où dix-huit cas suspects d'enfants nés entre 2000 et 2014 avec une malformation des membres supérieurs ont été identifiés.

Interrogée sur les causes possibles de ces malformations, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué sur BFMTV et RMC qu'elle les ignorait. "Je veux savoir, je pense que toute la France veut savoir" a-t-elle indiqué. "Nous ne voulons fermer aucune piste. C'est possiblement une piste environnementale,  c'est peut-être ce qu'elles (les femmes enceintes, ndlr) ont mangé, c'est peut-être ce qu'elles ont respiré".

"Essayer de comprendre quel point commun il peut y avoir entre ces familles"

À charge pour l'Anses (l'agence de sécurité sanitaire, ndlr) et Santé publique France "d'explorer ces cas, de retourner voir les mères, les familles, essayer de comprendre quel point commun il peut y avoir entre ces familles", a expliqué la ministre.

Les premiers résultats de l'enquête lancée dans le département de l'Ain seront rendus publics le 31 janvier, a précisé Agnès Buzin. "La complexité est de retourner dans l'histoire de ces familles, sur des cas qui datent d'il y a parfois plus de dix ans".

Deux autres groupes de plusieurs bébés avec malformation avaient été observés, en Loire-Atlantique (trois entre 2007 et 2008) et dans le Morbihan (quatre entre 2011 et 2013).

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"Nous avons commencé par le département de l'Ain, nous finirons dans le mois prochain la région Rhône-Alpes et nous couvrirons l'ensemble du territoire", a détaillé François Bourdillon. "Rien ne vous est caché", a-t-il assuré.

Selon les registres hospitaliers, seul système de surveillance des naissances, ces malformations ont une incidence en France de 1,7 cas pour 10 000 naissances, soit environ 150 cas par an.

Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d'enfants sans bras entre 1957 et 1962). Selon certains élus écologistes, des pesticides pourraient être à l'origine de ces malformations.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 31/10/2018

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