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Sergio Moro, figure de la lutte anticorruption, désigné ministre de la Justice au Brésil

Le juge brésilien Sergio Moro à Curitiba, le 7 octobre 2018.
Le juge brésilien Sergio Moro à Curitiba, le 7 octobre 2018. Rodolfo Buhrer, Reuters

Le juge anticorruption brésilien Sergio Moro, qui a mené l'enquête ayant fait condamner l'ancien président Lula, a annoncé jeudi qu'il avait accepté l'offre de Jair Bolsonaro de devenir le nouveau ministre de la Justice.

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Le juge Sergio Moro, figure emblématique de la lutte anticorruption au Brésil, a annoncé jeudi 1er novembre avoir accepté la proposition du président élu d'extrême droite Jair Bolsonaro de devenir son ministre de la Justice et de la Sécurité publique.

"À l'issue d'une réunion lors de laquelle nous avons discuté des politiques [à mettre en place] dans le ministère, j'ai accepté l'invitation", a déclaré dans un communiqué le magistrat, qui a rencontré le président élu jeudi matin à son domicile de Rio de Janeiro.

"La perspective d'implanter de fortes mesures contre la corruption et le crime organisé, en respectant la Constitution, la loi et les droits, m'a amené à prendre cette décision", a ajouté ce juge de 46 ans considéré comme un héros par de nombreux Brésiliens.

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Gigantesque réseau de corruption

L'annonce a été confirmée par le président élu lui-même quelques minutes plus tard sur Twitter, conformément à son habitude de s'exprimer quasi exclusivement à travers les réseaux sociaux.

"Le juge fédéral Sergio Moro a accepté notre invitation au ministère de la Justice et de la Sécurité publique", a indiqué Jair Bolsonaro, précisant que ce poste aurait comme priorité "la lutte contre la corruption et le crime organisé, ainsi que le respect de la Constitution et des Lois".

Sergio Moro, 46 ans, est le juge de première instance chargé de l'opération "Lavage express", enquête tentaculaire qui a révélé un gigantesque réseau de corruption autour du groupe étatique Petrobras ayant éclaboussé l'ensemble de la classe politique.

>> À lire : Pétrobras, les dessous d’un scandale fou

Son principal fait d'armes : la condamnation en juillet 2017 de l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula. Ce dernier purge depuis avril une peine de 12 ans et un mois de réclusion pour corruption et blanchiment à Curitiba (sud), à coté des bureaux du juge Moro.

Avec AFP

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