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Trump rétablit les sanctions contre l'Iran, huit pays autorisés à importer du pétrole iranien

La plateforme pétrolière iranienne Soroush, située dans le Golfe persique en Iran.
La plateforme pétrolière iranienne Soroush, située dans le Golfe persique en Iran. Raheb Homavandi, Reuters (archives)

Les États-Unis ont confirmé que les sanctions économiques contre l'Iran seront rétablies à partir de lundi. Huit pays, dont l'Irak et la Turquie, pourront cependant temporairement importer du pétrole iranien.

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Les États-Unis ont formellement confirmé, vendredi 2 novembre, qu'ils rétabliraient lundi toutes les sanctions levées dans le cadre de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dont Donald Trump avait décidé de retirer son pays. "Le président Donald Trump réimpose les sanctions les plus dures jamais adoptées", a annoncé la Maison Blanche.

Dans un communiqué, le président américain a expliqué que "l'objectif est de forcer le régime à faire un choix clair : soit abandonner son comportement destructeur soit continuer sur le chemin du désastre économique". L'Union européenne (UE), la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, signataires de l'accord de 2015 censé empêcher les autorités iraniennes de se doter de la bombe atomique, ont aussitôt regretté "vivement" cette décision.

À deux jours de l'entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines, le guide suprême d'Iran Ali Khamenei a, quant à lui, accusé le président Donald Trump d'avoir "discrédité" les États-Unis qui, selon lui, seront les ultimes perdants de cette politique..

Côté israélien, le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a qualifié d'initiative "historique" la décision de Donald Trump. "Depuis des années, je lance des appels pour que les sanctions soient de nouveau intégralement imposées contre le régime meurtrier et assassin iranien qui menace le monde entier", a-t-il ajouté.

Les sanctions américaines visent les secteurs de l'énergie, notamment les exportations de pétrole iranien que Washington veut ramener aussi près de zéro que possible, ainsi que le secteur bancaire, la construction navale et le transport maritime, a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo. Il s’agit de la deuxième salve de sanctions rétablies depuis le retrait des États-Unis de l'accord de Vienne.

Pas de dérogations pour des pays de l'Union européenne

Huit pays bénéficient toutefois de dérogations et seront autorisés temporairement à continuer d'importer du pétrole iranien, "mais uniquement car ils ont fait preuve d'efforts importants pour ramener leurs importations de brut vers zéro" et "ont coopéré" avec les États-Unis "sur de nombreux autres fronts", a précisé Mike Pompeo.

Le chef de la diplomatie américaine n’a pas nommé ces États, mais des sources officielles américaines ont affirmé qu’il pourrait s’agir d’alliés de Washington comme le Japon, l'Inde ou encore la Corée du Sud. Des responsables irakiens ont annoncé que leur pays avait obtenu une dérogation.

Deux pays se sont engagés à couper totalement leurs importations à l'avenir, les six autres continueront à acheter du pétrole iranien, mais beaucoup moins qu'avant les sanctions. "Ces négociations se poursuivent", a ajouté Mike Pompeo, en précisant seulement que les pays concernés ne faisaient pas partie de l'Union européenne.

>> À lire : Grâce au troc, les Européens contournent les sanctions américaines en Iran

La Turquie temporairement exemptée de sanctions sur le pétrole

De son côté, la Turquie a dit faire partie des huit pays bénéficiant de cette dérogation à venir. Le ministre turc de l’Énergie a déclaré à la presse avoir été appelé par Mike Pompeo à ce propos. La Chine pourrait aussi figurer parmi les pays bénéficiaires de cette mesure.

Pour prouver la fermeté du gouvernement républicain, le secrétaire d'État a affirmé que la précédente administration démocrate de Barack Obama avait octroyé des dérogations à 20 pays.

En tout, 700 personnes ou entités vont être ajoutées à la liste noire américaine, a précisé pour sa part le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

>> À lire : En Iran, les malades confrontés à une pénurie de médicaments

Des banques iraniennes resteront connectées au circuit bancaire international Swift

Les sanctions vont pénaliser les pays qui refuseraient d’arrêter d’importer le pétrole iranien, et les compagnies qui continueraient de signer des contrats avec les entités iraniennes figurant sur la liste noire émise par les États-Unis. Sont concernés la Banque centrale iranienne mais aussi nombre d’institutions financières privées, ainsi que des ports ou des compagnies maritimes étatiques.

Steven Mnuchin a ajouté que les États-Unis souhaitaient couper du circuit bancaire international Swift les institutions financières iraniennes frappées par des sanctions, sauf pour les "transactions humanitaires". Il a toutefois laissé entendre que certaines banques iraniennes seraient autorisées à rester connectées à Swift.

Avec AP et AFP

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