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SPORT

Football Leaks : Le PSG soupçonné de "dopage financier" avec la bénédiction de l’UEFA

© Christian Hartmann, Reuters | Les joueurs du PSG Neymar et Kylian Mbappé au Parc des Princes, le 2 novembre 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/11/2018

Selon une enquête menée par 15 médias européens, dont Mediapart, publiée vendredi, le PSG et Manchester City auraient été couverts par l’UEFA pour contourner les règles du fair-play financier.

Un consortium de journaux européens, dont Mediapart, a fait vendredi 2 novembre des révélations sur le PSG et Manchester City, qui auraient été "couverts" par l’UEFA pour contourner les règles du fair-play financier. Le Qatar, propriétaire du PSG depuis 2011, est accusé d’avoir gonflé artificiellement le budget du club parisien pour justifier d’énormes dépenses, comme l'achat de Neymar ou Mbappé.

L'UEFA, et ses deux patrons de l'époque Michel Platini et Gianni Infantino, aurait "en connaissance de cause aidé les deux clubs à maquiller leurs propres irrégularités.

Le fair-play financier (FPF), règle édictée par l'UEFA en 2010 et en vigueur depuis 2011, interdit à un club engagé en compétition européenne de vivre au-dessus de ses moyens. Les sanctions peuvent aller du simple blâme jusqu'à l'exclusion des compétitions. 

"Contourner les règles"

L'enquête de "Football Leaks" revient, entre autres, sur un contrat "de promotion de l’image du Qatar", signé en 2012 avec le PSG, d'un montant de "1,075 milliard d'euros promis sur cinq ans au PSG par l'Office du tourisme du Qatar (QTA), soit 215 millions d'euros par an". Mais deux cabinets d’audit, missionnés par l’UEFA, révèlent que l’impact publicitaire pour le QTA par rapport à la somme investie est si insignifiant, qu'il suscite des soupçons.

Un rapport révèle peu de temps après que le contrat a été conçu "dans le but de ‘contourner les règles’ du fair-play financier", affirme Mediapart, "en finançant le club à fonds perdus", ce qui lui aurait permis, notamment, d'acheter des joueurs tels que Neymar ou Mbappé . Un nouveau contrat est alors rédigé en 2014 entre QTA et le PSG, rabaissé de 215 à 100 millions d’euros avec l’accord de Gianni Infantino, selon le média en ligne.

"Il y a eu une enquête interne indépendante, la fraude a été découverte par les enquêteurs, mais Platini et Infantino ont choisi de court-circuiter ces enquêteurs indépendants, de mener des négociations secrètes dans leur dos, qui ont abouti à blanchir à la fois le PSG, mais aussi son rival de Manchester City détenu par Abu Dhabi. Et au final, pendant des années, le Qatar et Abu Dhabi ont pu sponsoriser pour des montants massifs les deux clubs", explique Yann Philippin, co-auteur à Mediapart de l’enquête sur le dopage financier, interrogé par France 24.

Yann Philippin : "Les conséquences pour le PSG sont potentiellement très graves"

"Beau cadeau"

Mediapart calcule en outre que le Qatar aurait injecté "1,8 milliard" dans le club depuis sept ans. Et Abou Dhabi (propriétaire de Manchester City) aurait "apporté la somme hallucinante de 2,7 milliards d'euros au club en sept ans, grâce à son actionnaire et à des contrats de sponsoring surévalués".

Infantino, à l'époque numéro deux de l'UEFA présidée par Michel Platini, aurait "négocié directement un accord avec Manchester City, en court-circuitant (...) l'organe d'enquête interne théoriquement indépendant". Infantino aurait ainsi envoyé un mail aux dirigeants de City avec "un beau cadeau" : "20 millions d'amende ferme au lieu de 60. Les 40 millions restants ne seront dus que si le club ne revient pas à l'équilibre financier à l'avenir". Le PSG a au final, "eu le même traitement, très accommodant", insiste Mediapart.

"Il n'y a eu aucun accord secret avec l'UEFA, tout a été fait dans la transparence la plus complète", a commenté pour l'AFP Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du PSG

"Les conséquences sont potentiellement très graves puisque le PSG risque une exclusion temporaire de la Ligue des champions, ce qui pour un grand club de foot est catastrophique. Mais il va être intéressant de voir ce que va faire l’UEFA. Jusqu’à présent, malgré la gravité de nos révélations, elle se mure dans le silence. (…) L’UEFA va devoir demander à des enquêteurs qui connaissent la fraude, qui l’ont déjà couverte deux fois, de se prononcer à nouveau", lance Yann Philippin.

Avec AFP

Première publication : 03/11/2018

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