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En Nouvelle-Calédonie, forte participation au référendum sur l'indépendance

Des électeurs attendent pour aller voter à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre 2018.
Des électeurs attendent pour aller voter à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre 2018. Theo Rouby, AFP

Près de 175 000 électeurs de Nouvelle-Calédonie se sont prononcés dimanche (samedi soir heure de Paris) lors d'un référendum sur l'indépendance de l'île. Le taux de participation était à près de 74 % à une heure de la fermeture des bureaux.

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Les 284 bureaux de vote ont fermé à 18h00 (8h00 à Paris), dimanche 4 novembre, en Nouvelle-Calédonie pour le référendum historique sur l'indépendance, qui clôt un processus qui aura duré plus de trente ans. La France ou la "Kanaky" ? C'est le choix qu’ont dû faire les électeurs de ce petit territoire stratégique de 270 000 habitants dans le Pacifique sud.

Selon un communiqué du cabinet du Haut-Commissaire de la République, à Nouméa, le taux de participation était de 73,68 % à 17 heures, à une heure de la fermeture des bureaux de vote. Les derniers sondages avant le référendum donnaient une large victoire au camp du "non", crédité de plus de 60 % des voix, mais les deux camps – indépendantistes et anti-indépendantistes – restent prudents.

>> À lire : en Nouvelle-Calédonie, un référendum aux enjeux historiques

Près de 175 000 électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853 et disposant d'importantes réserves de nickel, doivent dire s'ils veulent "que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante".

Ce référendum, qui vient ponctuer 30 ans de décolonisation progressive, est attentivement surveillé par Paris, à 18 000 km de là. Emmanuel Macron s'exprimera à la télévision à 13h00 dimanche (23h00 heures locales) à l'issue de la proclamation du résultat.

"Je ne prendrai pas parti dans ce référendum", avait déclaré le président en mai lors de sa visite à Nouméa, soucieux de ne pas s'immiscer dans la campagne, ajoutant toutefois que "la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie".

Ce référendum, prévu par l'accord de Nouméa signé en 1998, est destiné à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanaks, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d'origine européenne, entamé avec les accords de Matignon en 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d'otages et l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts.

>> À voir : il y a 30 ans, la sanglante prise d'otage d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie

Pour le Premier ministre Édouard Philippe, qui arrive sur l'île dès le lendemain du scrutin, ce référendum marque "le début de la Nouvelle-Calédonie qui veut construire un avenir".

Avec AFP et Reuters

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