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La police égyptienne annonce avoir tué 19 jihadistes liés à un attentat contre des coptes

La carcasse d'une voiture utilisée par les attaquants d'un bus de pèlerins coptes, le 2 novembre 2018.
La carcasse d'une voiture utilisée par les attaquants d'un bus de pèlerins coptes, le 2 novembre 2018. Mohamed el-Shahed, AFP

La police égyptienne a annoncé avoir tué des membres d'une cellule de l'organisation État islamique impliqués dans l'attentat qui a fait sept morts parmi les fidèles de la communauté copte vendredi.

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Dix-neuf jihadistes présumés liés à l'attentat qui a fait sept morts vendredi 2 novembre à Minya, dans le centre de l'Égypte, ont été tués lors d'un échange de "tirs" avec la police, a annoncé dimanche 4 novembre le ministère de l'Intérieur.

Les 19 jihadistes présumés ont été retrouvés "dans le cadre de la poursuite des éléments terroristes impliqués dans la mise en œuvre d'opérations hostiles dans le pays, dont la dernière attaque armée qui visait des citoyens lors de leur retour du monastère de Saint-Samuel", a précisé le ministère.

Vendredi, sept personnes avaient été tuées et sept blessées dans un attentat revendiqué par l’organisation État islamique (EI) contre un bus transportant des fidèles chrétiens coptes près du monastère de Saint-Samuel,en plein désert. Parmi les victimes figuraient six coptes et un chrétien évangéliste.En mai 2017, 29 pèlerins avaient déjà été tués par balles dans la même zone

Moins de 48 heures après l'attaque, des raids ont été menés dans les zones montagneuses du désert occidental de la province de Minya pour retrouver ces "éléments terroristes en fuite", a précisé le communiqué du ministère de l'Intérieur.

"Les éléments terroristes ont ouvert le feu sur les forces (de sécurité), qui ont répliqué", a expliqué le ministère.

La terreur après une accalmie de plusieurs mois

Les jihadistes de l'EI s'en prennent régulièrement aux coptes, qui représentent environ 10 % de la population de près de 100 millions d'habitants. Plus d'une centaine de personnes sont mortes dans une série d'attaques contre des coptes depuis fin 2016. Pourtant, les attaques visant la communauté chrétienne avaient connu une légère accalmie, la dernière remontant à décembre 2017, lorsqu’un jihadiste de l'EI a tué neuf personnes dans une église au sud du Caire.

"Lorsqu'un Égyptien (quelle que soit sa religion) tombe dans une attaque terroriste, nous souffrons et tout le peuple égyptien souffre", a déclaré le président Abdel Fattah al-Sissi lors d'un forum sur la jeunesse à Charm el-Cheikh (est). Le chef de l'État a appelé à lutter "en pratique" contre les discriminations religieuses.

Le pape François a réagi dimanche, exprimant sa "douleur après l'attentat terroriste qui a frappé voici deux jours l'Église copte-orthodoxe en Égypte". S'exprimant depuis la fenêtre du palais apostolique sur la place Saint-Pierre de Rome, il a dit "prier pour les victimes, pèlerins tués pour le seul fait d'être chrétiens".

Avec AFP

 

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