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Face à Naples, la défaite interdite du PSG

Le gardien Gianluigi Buffon, annoncé titulaire contre Naples mardi, n'a pas caché ses "émotions" à la veille de son premier match européen avec le PSG.
Le gardien Gianluigi Buffon, annoncé titulaire contre Naples mardi, n'a pas caché ses "émotions" à la veille de son premier match européen avec le PSG. AFP, archives

Le PSG, toujours en vie dans "le groupe de la mort" de la Ligue des champions grâce au miracle du match aller, joue son avenir européen mardi soir à Naples dans un contexte brûlant, entre "Football Leaks" et controverses extra-sportives.

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Une défaite au pied du Vésuve plongerait Paris dans la crise : le PSG doit s'imposer à Naples mardi 6 novembre pour repousser le spectre d'une élimination dès les poules de C1 qui serait inédite pour les propriétaires qataris, bousculés par les révélations des "Football Leaks".

Seulement troisième avec 4 points d'un "groupe de la mort" dominé par Liverpool (6 points) et le Napoli (5 points), le club français dispute un match crucial en Italie, le centième de son histoire en Ligue des champions. Mais pour l'entraîneur Thomas Tuchel, il faut garder la tête froide à l'heure d'affronter, dans le bouillant San Paolo, des Napolitains "très disciplinés en défense" et "dangereux en attaque avec leurs qualités individuelles". Malgré l'enjeu, "il n'est pas nécessaire de prendre trop de risques", a tenté de tempérer le tacticien allemand, désireux de jouer "avec confiance et de manière offensive" conformément à l'identité parisienne.

Dans l'antre hostile du Napoli, l'ancien coach du Borussia Dortmund misera sur l'expérience du gardien Gianluigi Buffon (40 ans), la recrue star italienne, pour freiner les ardeurs de Lorenzo Insigne et Dries Mertens, alors que ce dernier s'est encore illustré le week-end dernier par un triplé en Serie A.

"Je connais très bien le stade et je pense qu'il est très difficile de gagner ici parce qu'il est très chaud", a soufflé l'ancien portier de la Juventus Turin, bien conscient du tournant que peut représenter le duel à Naples. "Ce n'est pas un match normal" car le PSG doit gagner après avoir déjà grillé plusieurs jokers en Ligue des champions. "Mais le plus important encore, c'est d'abord de ne pas perdre" car il restera encore deux matches derrière, pointe "Gigi".

Une défaite pas automatiquement synonyme d'élimination

Le champion du monde 2006 avec l'Italie pourra compter sur la présence de son capitaine Thiago Silva, de retour de blessure, et du défenseur Presnel Kimpembe, suspendu en championnat. En attaque, en revanche, la présence d'Edinson "El Matador" Cavani, ancien chouchou du Napoli (2010-2013) absent lors des deux dernières sorties du PSG (blessé à la cuisse), reste incertaine.

Impérial en championnat de France avec douze victoires de rang depuis le début de la saison, le PSG est en mauvaise posture sur la scène continentale après le revers inaugural contre Liverpool (2-3) et le nul arraché aux Italiens il y a deux semaines à domicile (2-2). Une défaite ne serait pas automatiquement synonyme d'élimination, mais elle l'en rapprocherait dangereusement, trois semaines avant la réception des "Reds" au Parc des princes.

Le club parisien n'est pas allé au-delà des quarts de finale de C1 en six participations sous pavillon qatari. Le club est, par ailleurs, pris depuis vendredi dans les révélations d'un consortium de médias européens, dont fait partie Mediapart, qui l'accuse de "dopage financier" et d'arrangements avec l'UEFA pour contourner les règles du fair-play financier.

L'objectif des joueurs est donc connu : contourner la défense de Naples et ramener trois points d'Italie, afin d'éviter aux dirigeants parisiens de nouvelles secousses, sportives cette fois. Du moins provisoirement.

Avec AFP

 

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