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Présidentielle à Madagascar : trois anciens chefs d'État en lice

Un électeur à Antananarivo mercredi 7 novembre.
Un électeur à Antananarivo mercredi 7 novembre. Marco Longari, AFP

Les Malgaches ont commencé à voter mercredi pour le premier tour de la présidentielle, où trois anciens chefs de l’État font figure de favoris dans ce pays à l'histoire politique mouvementée.

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Près de 10 millions de Malgaches sont appelés aux urnes mercredi 7 novembre pour le premier tour de la présidentielle. Le scrutin marque le retour des "revenants" : les ex-présidents Marc Ravalomanana (2002-2009) et Andry Rajoelina (2009-2014), interdits par la communauté internationale de se présenter en 2013 après les violences politiques de 2009 qui avaient fait une centaine de morts.

Les manifestations avaient débouché sur un coup d'État, ainsi que l'a qualifié la communauté internationale, et l'armée avait confié le pouvoir à l'opposant Andry Rajoelina. Le combat entre ces deux frères ennemis se transpose cette année dans les urnes, où ils affronteront 34 autres candidats, dont un autre ex-président Hery Rajaonarimampianina (2013-2018), qui complète le trio des principaux prétendants.

Tous ont fait une démonstration de force ce week-end dans la capitale, Antananarivo, en remplissant chacun des stades de plusieurs dizaines de milliers de personnes. De véritables marées humaines aux couleurs des candidats, qui ont distribué des tee-shirts dans tout le pays. La campagne a été pacifique dans ce pays à l'histoire politique mouvementée.

Comme ses deux prédécesseurs, Hery Rajaonarimampianina n'a pas lui non plus échappé à la tourmente. Une fronde de l'opposition, qui a fait deux morts en avril, l'a contraint à nommer un gouvernement d'union nationale.

À Madagascar, où les trois quarts de la population vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, les électeurs aspirent à vivre décemment et en sécurité. Près de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Les trois favoris ont fait du développement leur priorité affichée. Mais les observateurs dénoncent des promesses sans financement.

Le pays figure au 155e rang sur 180 au classement de la perception de la corruption de l'ONG Transparency International.

Si aucun candidat n'obtient 50 % des suffrages, un second tour est prévu le 19 décembre.

Avec AFP

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