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FRANCE

Emmanuel Macron sous le feu des critiques pour des propos sur le maréchal Pétain

© Philippe Wojazer, Reuters | Emmanuel Macron lors d'une cérémonie militaire dans l'Aisne, mercredi 7 novembre 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/11/2018

Des propos du président français sur le maréchal Pétain, au sujet d'un hommage qui doit être rendu samedi aux maréchaux de la Grande Guerre, ont été durement critiqués mercredi. L'Élysée dénonce une "fausse polémique".

Emmanuel Macron s’est retrouvé mercredi 7 novembre au centre d'une controverse après avoir jugé "légitime" l'hommage qui sera rendu samedi aux Invalides aux huit maréchaux de la Première Guerre mondiale, dont le maréchal Pétain. Le président français a souligné la complexité de l'homme, "grand soldat" en 14-18 ayant fait des "choix funestes" en 39-45.

"Le déroulement de la cérémonie ne prévoit aucunement un hommage à Philippe Pétain", souligne-t-on cependant à l’état-major. Cinq maréchaux sont inhumés aux Invalides et ce seront les seuls à être nommément cités, précise-t-on.

"Le samedi 10 novembre, ne seront honorés que les maréchaux présents aux Invalides : Foch, Lyautey, Franchet d’Esperey, Maunoury et Fayolle", a confirmé l'Élysée sur Twitter, au terme d'une journée dominée par la polémique suscitée par les propos du président.

"Je n'occulte aucune page de l'Histoire"

"Le maréchal Pétain a été pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat, c'est une réalité de notre pays, c'est aussi ce qui fait que la vie politique, comme l'humaine nature, sont parfois plus complexes que ce qu'on pourrait croire, on peut avoir un grand soldat et avoir conduit à des choix funestes durant la Deuxième [Guerre mondiale]", a indiqué le chef de l'État à la presse à Charleville-Mézières (Ardennes), en marge de son itinérance "mémoriel" pour marquer le centenaire de la Grande Guerre.

>> À lire aussi sur France 24 : "Armistice 1918 : Macron en 'itinérance mémorielle' et politique"

"Je considère qu'il est tout à fait légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit aussi l'armée à la victoire et que cet hommage soit rendu, comme il l'est d'ailleurs chaque année par l'armée française", a-t-il plaidé. "Je ne fais aucun raccourci, mais je n'occulte aucune page de l'Histoire."

Chef de l’État français sous l'occupation allemande, Philippe Pétain est mort sur l'île d'Yeu (Vendée) à l’âge de 95 ans, en détention. Le vainqueur de la bataille de Verdun en 1916 avait été condamné à mort après la Seconde Guerre mondiale pour "intelligence avec l’ennemi" et "haute trahison", mais sa peine avait été commuée en réclusion criminelle à perpétuité en raison de son âge avancé.

Cette condamnation exclut, précise l'Élysée, l'entrée du maréchal au Panthéon au nom de "Ceux de 14" et de la France combattante, dont Emmanuel Macron a annoncé la panthéonisation mardi lors d'un déplacement aux Éparges (Meuse).

Un hommage "complètement inapproprié"

Malgré les mises au point de la présidence, la réprobation a été vive. Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Francis Kalifat s'est dit "choqué qu'on puisse rendre hommage à un homme qui a été frappé d'indignité nationale en 1945, dans un procès qui a été fait au nom du peuple français" et a jugé l'hommage "complètement inapproprié".

Le député socialiste Luc Carvounas a dénoncé "une insulte à la mémoire de nos héros français, citoyens, résistants et militaires, aux familles juives déportées de la Seconde Guerre mondiale".

"Macron cette fois-ci, c'est trop ! L'Histoire de France n'est pas votre jouet", a fustigé pour sa part le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, s'est élevé contre une "fausse polémique" et des "raccourcis douteux". "Pour le dire clairement, Pétain a servi la patrie en 14 et il l'a trahie en 1940", a-t-il déclaré, citant les propos du général de Gaulle qui estimait en 1966 que "la gloire acquise [par le maréchal Pétain lors de la Première Guerre mondiale] ne saurait être contestée ni méconnue par la patrie". "C'est simplement cela qui sera honoré samedi aux Invalides", a-t-il ajouté.

Avec Reuters

Première publication : 08/11/2018

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