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Nouvelle condamnation pour contrefaçon pour Jeff Koons qui a plagié le cochon Naf Naf

La sculpture "Fait d'hiver" de Jeff Koons, à la maison de vente aux enchères Christie's avant sa mise en vente pour 4,7 millions de dollars, le 12 novembre 2007.
La sculpture "Fait d'hiver" de Jeff Koons, à la maison de vente aux enchères Christie's avant sa mise en vente pour 4,7 millions de dollars, le 12 novembre 2007. Emmanuel Dunand, AFP

Nouvelle condamnation pour contrefaçon pour l'artiste américain controversé Jeff Koons. Le tribunal de grande instance de Paris a jugé qu'il avait plagié une création pour la marque de prêt-à-porter féminin Naf Naf.

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Star controversée de l'art contemporain, le plasticien américain Jeff Koons a de nouveau été condamné jeudi 8 novembre pour "contrefaçon" par la justice française, cette fois pour avoir copié le cochon de la marque de prêt-à-porter féminin Naf Naf, dans une œuvre exposée à Paris en 2014.

Le tribunal de grande instance de Paris a condamné l'artiste – mais aussi la société dont il est le gérant, ainsi que le Centre Georges Pompidou, qui a exposé la sculpture en porcelaine du plasticien, lors d'une rétrospective – à verser solidairement 135 000 euros de dommages et intérêts au publicitaire Franck Davidovici, concepteur du visuel "Fait d'hiver" pour Naf Naf en 1985.

La société Jeff Koons LLC a également été condamnée à payer 11 000 euros à Franck Davidovici pour avoir reproduit la sculpture sur le site Internet de l'artiste. L'éditeur Flammarion a quant à lui été condamné à verser 2 000 euros de dommages et intérêts pour avoir commercialisé un livre reproduisant l'œuvre.

>> À lire sur France 24 : "Les tulipes offertes par l'artiste Jeff Koons à Paris suscitent la polémique"

L’avocat du publicitaire, Me Jean Aittouares, s’est réjoui de la décision du tribunal. "Le jugement est très clair et cinglant : Jeff Koons ne peut pas se prévaloir d'une quelconque liberté d'expression artistique".

"Les juges n'ont pas été dupes, c'est satisfaisant. Ce qui est plus décevant, c'est qu'ils ne vont pas jusqu'à tirer la conséquence ultime, la confiscation de l'œuvre", a ajouté l’avocat.

Plusieurs condamnations pour "plagiat"

La confiscation de la sculpture n'a en effet pas été ordonnée par le tribunal, comme le réclamait Franck Davidovici. 

Le plasticien s'était défendu de toute contrefaçon, en expliquant avoir créé "une œuvre nouvelle et indépendante". D'autant que le message de Jeff Koons n'était pas de "vendre des vêtements", avait soutenu son avocat à l'audience.

Cette nouvelle condamnation s'ajoute à une liste déjà longue pour Jeff Koons, l'un des artistes les plus cotés au monde, mais également controversé, et qui a souvent défendu une démarche "d'appropriation" dans son travail.

Le même tribunal parisien avait jugé en mars 2017 que son œuvre "Naked" (Nus) était la contrefaçon du cliché d'un photographe français montrant deux enfants nus, et l'avait condamné à verser des dommages et intérêts aux ayants droit de l'auteur de la photographie.

Avec AFP

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