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Echecs: premier round du duel Carlsen - Caruana pour le titre mondial

© AFP | Le prodige norvégien Magnus Carlsen (g) et l'Américain Fabiano Caruana donnent une conférence de presse à Londres, le 8 novembre 2018 à la veille du championnat du monde d'échecs

LONDRES (AFP) - 

Le championnat du monde d'échecs démarre vendredi à Londres avec le premier round du duel entre le prodige norvégien Magnus Carlsen, triple tenant du titre, et Fabiano Caruana, premier Américain en lice depuis le légendaire Bobby Fischer en 1972.

La compétition, organisée tous les deux ans, donnera lieu à 12 matches au maximum, programmés à 15H00 GMT jusqu'au 26 novembre. Le premier joueur à atteindre 6,5 points sera déclaré vainqueur, une victoire en rapportant 1, un nul 0,5.

En cas d'égalité, les deux jeunes maîtres - tous deux ont moins de trente ans - joueront quatre parties supplémentaires semi-rapides, exercice dans lequel excelle le Norvégien de 27 ans, comme il l'avait démontré en 2016 à New York face au Russe Sergueï Kariakine.

Initié par son père dès sa plus tendre enfance, "grand maître international" à 13 ans, Magnus Carlsen est "sans aucun doute, l'un des meilleurs joueurs d'échecs de tous les temps", souligne Milan Dinic, rédacteur en chef du British Chess Magazine, interrogé par l'AFP.

- "Thor" des échecs -

Difficile en effet de trouver une faille dans le jeu de ce jeune homme athlétique, mannequin à ses heures perdues, parfois surnommé le "Thor" des échecs, origines nordiques obligent.

Ses atouts? Une redoutable intuition et une mémoire prodigieuse qui lui permettent de disposer d'un vaste répertoire de coups.

"Je ne pense pas que Magnus ait de faiblesses évidentes", a souligné jeudi Caruana, 26 ans, lors d'une conférence de presse réunissant les deux joueurs. "Cela dit, il fait quand même des erreurs - nous en faisons tous. Le défi, c'est d'être prêt à les exploiter quand elles surviennent".

L'intéressé a quant lui confié ne pas avoir joué à son plus haut niveau récemment mais s'est dit "confiant" dans sa capacité à inverser la tendance.

"Fabiano est un joueur formidable", a déclaré Carlsen. "Je sais que si je continue à jouer comme je l'ai fait dernièrement, je ne gagnerai probablement pas".

- Le nouveau Bobby Fischer? -

Après avoir gagné son ticket pour le championnat du monde en remportant le tournoi des Candidats 2018 à Berlin, l'Italo-américain natif de Miami a acculé Carlsen au nul lors d'une rencontre en août.

Les deux adversaires sont d'ailleurs au coude à coude dans le classement Elo, le système de notation de l'élite échiquéenne, Carlsen, 2.835 points, ne devançant son cadet que de trois petites unités.

La présence de Caruana permet aux Etats-Unis de compter un représentant à ce niveau pour la première fois depuis Bobby Fischer, autre légende de la discipline, qui avait battu en 1972 le Russe Boris Spassky lors du "match du siècle", brisant, en pleine Guerre froide, 24 ans d'hégémonie soviétique.

Toute comparaison avec le champion américain serait "prématurée" à ce stade, a néanmoins tempéré Caruana.

"Si je deviens champion du monde, ce sera un peu plus justifié", a-t-il ajouté, notant toutefois ne partager ni le "style" aux échecs ni le même genre de caractère que Fischer, qui avait fini ses jours en Islande comme un misanthrope paranoïaque.

Avec un Carlsen au profil atypique et un Caruana susceptible de séduire le public américain, World Chess, organisateur du tournoi, espère bien conquérir de nouvelles audiences, et moderniser l'image du jeu vieux de 1.500 ans, qui s'est déjà fort bien accommodé du passage au numérique avec quantité de sites ou d'applications dédiés.

"Il y a beaucoup de gens parmi les célébrités, du cinéma et de la musique, qui s'(y) intéressent", a relevé Caruana. "Les échecs sont en train de devenir plus cool".

© 2018 AFP