Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Jean-Claude Juncker : "Nous entretenons des relations difficiles avec l’administration Trump"

En savoir plus

FOCUS

23 millions de candidats, 127 000 postes : Indian Railways recrute !

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Enrico Letta : "Aucun accord de Brexit ne peut réunir une majorité au Parlement britannique"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

François Durpaire et nos ancêtres pas si Gaulois

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Manou Gallo, un nouvel album groove et funk à la sauce ivoirienne

En savoir plus

Pas 2 Quartier

Lille: Ryad le jardinier, le bio au quartier

En savoir plus

L’invité du jour

Riad Sattouf : "La BD est le moyen d'expression le plus puissant"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque à l'assaut de la presse française

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Agriculteurs "à la mer, pour prendre du champ"

En savoir plus

Perte monstre pour Telecom Italia, Vivendi fustige la gestion d'Elliott

© AFP/Archives | La perte nette de l'opérateur italien de télécommunications a atteint quelque 1,4 milliard d'euros

MILAN (AFP) - 

Telecom Italia (Tim) a subi au troisième trimestre une perte monstre en raison de dévaluations d'actifs et n'a pas pu confirmer son objectif pour 2018, la faute à la gouvernance dominée par le fonds Elliott, accuse son principal actionnaire Vivendi.

À la Bourse de Milan, les investisseurs sanctionnaient ces annonces intervenues jeudi soir: vers 09H00 GMT vendredi, le titre perdait 4,24% à 0,5192 euro.

La perte nette de l'opérateur italien de télécommunications au troisième trimestre s'élève à quelque 1,4 milliard d'euros, contre un bénéfice de 437 millions un an plus tôt.

Sur les neuf premiers mois de l'année, elle atteint 868 millions d'euros (770 millions à périmètre comparable), contre un bénéfice de 1,03 milliard sur la même période de 2017.

Les dévaluations réalisées se montent à quelque 2 milliards d'euros.

Elles sont dues "à la détérioration du cadre compétitif et de la régulation, et à des taux d'intérêts plus élevés", a expliqué Tim dans un communiqué, en précisant qu'elles ne modifiaient "pas les priorités stratégiques du plan triennal".

Toutefois, l'objectif pour 2018 d'un ratio dette nette financière rectifiée n'a pas été confirmé.

Le groupe a expliqué cette décision par de "nombreux facteurs, parmi lesquels l'amende liée au Golden Power (une procédure de sanction lancée par le gouvernement en raison du non-respect des obligations de Tim en terme d'information, NDLR), la consolidation dans un contexte concurrentiel adverse, les tensions liées à la régulation sur le marché intérieur, auxquels s'ajoute la faiblesse du taux de change du real brésilien".

En Italie, Tim a notamment dû faire face à l'arrivée depuis juin de l'opérateur mobile français Iliad, qui a cassé les prix. Ses comptes seront aussi plombés dans les prochains mois par les 2,4 milliards d'euros qu'il devra débourser pour les fréquences 5G, bien plus que prévu initialement.

- Gestion "défaillante" -

Parmi les autres données, le chiffre d'affaires trimestriel a reculé de 4,9%, à 4,66 milliards d'euros.

Le groupe affiche par ailleurs une dette nette de 25,2 milliards d'euros, en baisse de plus d'un milliard d'euros sur un an.

"Malgré un cadre macroéconomique et de marché complexe et difficile, les neuf premiers mois de l'exercice montrent une solide évolution de la gestion opérationnelle", a néanmoins assuré l'opérateur.

Mais Vivendi, son principal actionnaire avec 24% de son capital, s'est dit "extrêmement préoccupé par la dégradation des résultats sur le plan industriel et par la chute du cours de Bourse", qui atteint près de 40% depuis la prise de contrôle du conseil d'administration (CA) par le fonds activiste américain Elliott, lors d'une assemblée générale le 4 mai.

"Les résultats reflètent la défaillance de la nouvelle gouvernance" et sa "politique +court-termiste+", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Vivendi.

"Nous sommes très surpris par la décision du conseil d'administration de passer 2 milliards d'euros de provisions pour des dépréciations. C'est une décision soudaine et inhabituelle en cours d'exercice", a-t-il ajouté, en précisant que les représentants de Vivendi avaient voté contre.

"On peut s'interroger sur la volonté d'Elliott de faire chuter le cours de Bourse", alors qu'il est protégé par une clause ("collar") avec JP Morgan en cas de baisse, a encore dit le porte-parole.

Vivendi s'est aussi dit "surpris et choqué par la décision du CA de ne pas convoquer une assemblée générale pour renouveler les commissaires aux comptes", ce qui laissera Tim sans commissaires à partir du 1er janvier.

Début septembre, le groupe de Vincent Bolloré avait déjà fustigé "la gestion désastreuse" de Tim par Elliott.

Elliott s'était étonné de ces remarques, soulignant que Vivendi n'avait jamais cru bon devoir changer le management, alors que l'actuel directeur général, Amos Genish, a été désigné par le précédent conseil d'administration dans lequel il était majoritaire.

© 2018 AFP