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Projet d'attaque visant Macron : quatre sympathisants de l'ultra-droite mis en examen

Quatre sympathisants de l'ultra-droite ont été mis en examen, samedi. Ils sont soupçonnés d'avoir projeté une action violente conte le président français.
Quatre sympathisants de l'ultra-droite ont été mis en examen, samedi. Ils sont soupçonnés d'avoir projeté une action violente conte le président français. Eric Feferberg, AFP

Quatre hommes proches de l'ultra-droite soupçonnés d'avoir projeté une action violente contre Emmanuel Macron ont été mis en examen samedi pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

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Ils avaient évoqué un projet d'attaque contre le président Emmanuel Macron avec, en toile de fond, sa tournée des commémorations du 11-Novembre. Quatre sympathisants de l'ultradroite arrêtés mardi en Moselle ont été mis en examen samedi 10 novembre par un juge antiterroriste.

Emmanuel Macron achève ce week-end à Paris une semaine de périple mémoriel sur les hauts lieux de la Première Guerre mondiale en France. Sous haute sécurité, les cérémonies du Centenaire de la fin du conflit se tiennent en présence de quelque 70 chefs d'État et de gouvernement.

Entendus en garde à vue depuis mardi, les quatre sympathisants de l'ultradroite, âgés de 22 à 62 ans, ont été présentés à un magistrat parisien et mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et détention d'armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste. 

Deux d'entre eux, dont le principal suspect, ont été placés en détention provisoire. Les deux autres ont été incarcérés provisoirement dans l'attente du débat différé sur leur détention qu'ils ont sollicité. Ils étaient parmi les six personnes ciblées mardi par un coup de filet antiterroriste de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Lors de l'opération, les enquêteurs ont mis la main sur des armes à feu.

Échanges téléphoniques

Deux des suspects ont vu leur garde à vue levée jeudi et vendredi. Tous sont décrits comme des "sympathisants de l'ultradroite", "à tendance survivaliste", et suivis par les services de renseignement, selon une source proche du dossier.

Dans des échanges téléphoniques, des membres de ce groupuscule avaient évoqué des projets, dont celui de s'attaquer au président, selon cette source. Un projet "d'action violente", "imprécis et mal défini à ce stade", indiquait mardi une source proche de l'enquête. "Le projet d'attaque ne semble pas abouti", a-t-elle ensuite expliqué, "mais on trouve tout de même en toile de fond les commémorations du 11-Novembre".

Les menaces avaient été jugées suffisamment sérieuses pour déclencher le 31 octobre l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet, qui a conduit à l'opération de mardi.

Avec AFP

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