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La famille de Sophie Pétronin "effondrée" par l'état de santé de l'otage au Mali

Sophie Pétronin, qui dirigeait au Mali une association d'aide aux orphelins, a été enlevée à Gao fin 2016.
Sophie Pétronin, qui dirigeait au Mali une association d'aide aux orphelins, a été enlevée à Gao fin 2016. LibéronsSophie.fr

Les proches de Sophie Pétronin ont reçu, dimanche, un enregistrement audio faisant état de "la détérioration rapide" de l'état de santé de l'otage détenue au Mali depuis 2016. Elle serait atteinte d'un cancer et du paludisme.

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"Nous sommes très inquiets, nous sommes effondrés", a réagi Arnaud Granouillac, neveu de Sophie Pétronin, l'otage française détenue au Mali depuis le 24 décembre 2016. La famille de la dernière otage française dans le monde, âgée de 75 ans, a reçu, dimanche 11 novembre, un nouveau message du groupe djihadiste JNIM, affilié à Al-Qaïda, qui relate de "la détérioration rapide de [s]a santé".

Dans le document vidéo, l’otage apparaît en photo, sur fond d'écran, alitée. "Avec ce message, on n’a aucune preuve de vie d’elle. On sait juste que son état est très précaire", poursuit Arnaud Granouillac, membre du comité de soutien.

"Passer à l'action"

"Il y a urgence pour sauver Sophie, ajoute-t-il. La septuagénaire, qui dirigeait une association d'aide aux orphelins avant son enlèvement, souffrirait d'un cancer et du paludisme. Elle ne bénéficie d'aucun soin sur place. Ses heures sont comptées. Il faut passer à l'action avant qu'elle ne meure", ajoute-t-il en espérant une intervention du Quai d'Orsay dans ce dossier.

Dans la dernière vidéo de 7 minutes, qui datait du mois de septembre, la travailleuse humanitaire originaire de Bordeaux s'exprimait d'une voix faible, la tête couverte d'un foulard, le regard fatigué et visage émacié. À l'époque, elle affirmait redouter devenir une otage sacrifiée après avoir été une otage oubliée.

Le comité de soutien de Sophie Pétronin rencontrera mardi le président de l'Association des maires de France François Baroin et se rendra à l'hôtel de région du Grand Est mercredi. "On peut encore la sortir de là vivante, on veut y croire", conclut Arnaud Granouillac.

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