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Nouvelle nuit de violences à Gaza et dans le sud d'Israël

L'armée israélienne a bombardé le siège d'Al-Aqsa TV, la chaîne du mouvement islamiste Hamas, situé à Gaza, le 12 novembre 2018.
L'armée israélienne a bombardé le siège d'Al-Aqsa TV, la chaîne du mouvement islamiste Hamas, situé à Gaza, le 12 novembre 2018. Suhaib Salem, Reuters

Au moins trois Palestiniens et un Israélien sont morts ces dernières heures dans la bande de Gaza et dans le sud d’Israël. Un regain de violences qui ravive le spectre d'un nouveau conflit dans l'enclave palestinienne.

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Nouvelle poussée de violence dans la bande de Gaza. L'armée israélienne a riposté à un barrage de centaines de roquettes palestiniennes lors d'hostilités ravivant le spectre d'un nouveau conflit dans l'enclave. Au moins trois Palestiniens ont été tués et neuf blessés dans ces échanges qui ont fait un mort et des dizaines de blessés du côté israélien, dont l'un se trouve dans un état critique.

"Les avions de combat, les hélicoptères d'attaque et les chars de l'armée israélienne ont pris pour cible plus de 70 positions militaires du Hamas et du Jihad islamique (deuxième force islamiste palestinienne) à travers la bande de Gaza", a indiqué l'armée. Dans la soirée, l'aviation israélienne a détruit le siège d'Al-Aqsa TV, la chaîne du mouvement islamiste Hamas, ainsi qu'un ancien hôtel abritant les bureaux de services de sécurité en plein centre de la ville de Gaza.

FR NW GRAB MARIOTTI Q2 22H

Les sirènes d'alerte ont retenti toute la soirée et jusque dans la nuit dans les localités israéliennes riveraines de la bande de Gaza, précipitant ou maintenant les résidents dans les abris. Les classes de mardi ont été annulées dans plusieurs communes et les habitants ont reçu pour instruction de ne pas s'éloigner des abris.

Escalade dangereuse

L'armée israélienne a mobilisé des renforts et des moyens significatifs et déployé des batteries antimissiles supplémentaires, a dit un porte-parole, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus. Un journaliste de l'AFP a vu des tanks acheminés en direction de la bande de Gaza, une scène familière dans les périodes d’alarme. "Nous sommes prêts à augmenter notre effort contre les organisations terroristes", a dit Jonathan Conricus aux journalistes.

L'envoyé spécial de l'ONU Nickolay Mladenov a dit continuer à travailler avec l'Égypte voisine pour éloigner Gaza des "bords de l'abîme". "L'escalade des dernières 24 heures est extrêmement dangereuse et inconsidérée", a-t-il tweeté.

En fin de journée, l'armée israélienne a indiqué que le nombre de roquettes tirées vers Israël atteignait désormais le chiffre de 300, dont 60 ont été interceptées, selon Israël.

Appel à la détente

Des dizaines d'Israéliens ont été légèrement blessés, essentiellement par des éclats, selon les secours. Une femme a été d'abord été extraite dans un état critique. Puis les sauveteurs ont découvert dans les décombres la dépouille d'un homme qui n'a pas été identifié mais qui serait âgé d'une quarantaine d'années selon les médias, a indiqué l'organisation de secours United Hatzalah.

Ce regain de violences, avec les bombardements les plus importants effectués par les Palestiniens depuis 2014, assombrit les perspectives de cessez-le-feu durable entre Israël et le Hamas, auxquelles travaillent l'Égypte, le Qatar et les Nations unies. L'Égypte a appelé lundi Israël à la désescalade. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé que toutes les parties fassent preuve de retenue.

Avec AFP et Reuters

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