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Dans la presse

Plaidoyer pour la paix: "les discours ne suffiront pas"

France 24

A la Une de la presse, ce jeudi 12 novembre, les commémorations du centième anniversaire de l’armistice de 1918. La partition solo de Donald Trump, et sa rencontre informelle avec Vladimir Poutine. Des élections dans l’est de l’Ukraine. Et un voleur malchanceux.

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A la Une de la presse, les commémorations du centième anniversaire de l’armistice de 1918, hier, à Paris, une cérémonie à laquelle ont assisté plus de 70 chefs d’Etat et de gouvernement.

 

A l’occasion de ces commémorations, Emmanuel Macron a dénoncé le nationalisme, présenté comme une «trahison», «l’exact contraire» du patriotisme - une attaque directe contre Donald Trump, d’après The Financial Times – qui a vu le président américain, grand pourfendeur du multilatéralisme, «isolé» lors des cérémonies d’hier, «réprimandé» par son homologue français. Emmanuel Macron, Angela Merkel, Donald Trump et Vladimir Poutine – réunis à la Une de nombreux journaux européens, ce matin, du Tagesspiegel, notamment – qui rapporte qu’Angela Merkel a également exprimé son «inquiétude d’être de nouveau face à un nationalisme à œillères, qu’on recommence à agir comme si on pouvait purement et simplement ignorer nos engagements réciproques». Une mise en garde citée par La Repubblica – qui fait état de la réponse du ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, aux discours de la chancelière allemande et du président français: «si risque de guerre il y a, c’est la faute de la bureaucratie européenne». «Macron et Merkel avertissent du danger nationaliste et populiste qui menace l’Occident», résume enfin le quotidien espagnol ABC.

 

Ce «plaidoyer pour la paix» fait la Une, également, de la presse française. Dans le sillage d’Emmanuel Macron et Angela Merkel, le journal Ouest France appelle les Européens à «sauver le multilatéralisme», et «l’esprit de compromis», à «agir pour la paix, malgré Donald Trump», tandis que Le Figaro appelle l’Europe à «entrer dans l’âge adulte» et à «assumer sa défense» - à un moment où Donald Trump, «champion de l’America first», «se retire de l’ordre mondial dont l’Amérique était garante». «Un sursaut s’impose, prévient le journal. La convocation des symboles, aussi puissants soient-ils, ne suffira pas».

Le président américain ne s’est pas rendu au Forum pour la paix, organisé dans la foulée de ces commémorations, préférant rendre hommage aux soldats américains morts dans le conflit. La veille, Donald Trump avait annulé sa participation à l’hommage aux soldats de Bois Belleau, dans l'Aisne - officiellement en raison du mauvais temps, qui aurait empêché son hélicoptère d’atterrir. Une absence qui lui a valu beaucoup de critiques, comme en témoigne le dessin de Morland. Discussion d’outre-tombe dans un cimetière militaire américain: «le président a décidé de ne pas venir», annonce un soldat tué. «Il eût été dommage que sa majesté se mouillât», ironise un autre. Le dessin de Jennings fait quant à lui allusion à un autre soldat américain disparu, feu John McCain, auquel Donald Trump avait refusé le titre de «héros» de la guerre du Vietnam, parce qu’il s’était laissé capturer – «je préfère les gens qui n'ont pas été capturés», avait déclaré Trump. «Je préfère mes héros de guerre secs», lui fait dire cette fois Ben Jennings. Deux dessins trouvés sur Twitter.

 

Donald Trump qui a aussi profité de ces commémorations pour discuter avec Vladimir Poutine. Les deux dirigeants, qui ont engagé leur pays sur la voie de la confrontation, auraient eu hier des discussions «très productives», selon la Maison-Blanche. Vladimir Poutine n’a pas dit grand-chose non plus de ces discussions informelles et le journal russe Kommersant, qui annonce que les deux dirigeants ont convenu de se rencontrer pour une discussion en marge du sommet du G20 fin novembre en Argentine, semble avoir surtout retenu de la journée d’hier le fait qu’Emmanuel Macron a quitté l’Elysée pour se rendre aux cérémonies sous un parapluie – dont auraient été privés de nombreux autres dirigeants, «comme s’il avait retenu les leçons du Mondial de cet été», s’amuse le journal – qui fait référence à la façon dont le président français s’était retrouvé trempé comme une soupe, alors que Vladimir Poutine était à bien à l’abri sous son parapluie.

Le président russe a suivi de près les élections d’hier dans les Républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, ces territoires séparatistes prorusses de l’Est de l’Ukraine. Jugé illégal par Kiev et les Occidentaux, ces élections auraient été remportées par les séparatistes, selon leur administration – en dépit du «désarroi grandissant des habitants», d’après La Croix – qui affirme que «les partisans de la Russie constatent aujourd’hui que leur projet d’indépendance est dans l’impasse», malgré les efforts de Moscou, dont l’influence se manifesterait notamment dans les écoles, où l’histoire serait réécrite de façon à présenter l’armée ukrainienne comme «fasciste» et «néonazie».

Avant de nous quitter, je vous propose de jeter un cil à The Independent, qui fait état de la mésaventure assez originale d’un cambrioleur du Kent, au Royaume-Uni, qui a été retrouvé endormi par la maréchaussée…

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