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À Tunis, les Journées cinématographiques de Carthage récompensent 'Fatwa', un film sur la radicalisation

L'acteur Ahmed Hafian (en bas à gauche), le producteur du film "Fatwa" et l'équipe du film récompensé aux Journées cinématographiques de Carthage, le 11 novembre 2018.
L'acteur Ahmed Hafian (en bas à gauche), le producteur du film "Fatwa" et l'équipe du film récompensé aux Journées cinématographiques de Carthage, le 11 novembre 2018. Fethi Belaid, AFP

Le jury des Journées cinématographiques de Carthage, à Tunis, a attribué le Tanit d'or au film tunisien "Fatwa". L'histoire d'un père qui rentre au pays et découvre la radicalisation de son fils après la mort de celui-ci.

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"Fatwa", un film tunisien sur la quête d'un père pour comprendre la radicalisation de son fils, a remporté le Tanit d'or, récompense suprême des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) qui se sont achevées samedi 10 novembre soir à Tunis. Ce festival très populaire, dédié aux films arabes et africains a drainé de très nombreux Tunisois depuis le 3 novembre, malgré une situation sécuritaire tendue.

"Fatwa", du réalisateur Mahmoud Ben Mahmoud, coproduit par les frères Dardenne, suit un père qui revient de France pour enterrer son fils. Il découvre alors que ce dernier militait au sein d'un groupe islamiste radical.

Outre le Tanit d’or, Ahmed Hafiane, qui joue le rôle du père, a obtenu le prix du meilleur acteur.

Le festival récompense un documentaire égyptien censuré

Le Tanit d'argent a été attribué à "Yomeddine", un road movie égyptien sur l'épopée d'un jeune lépreux à la recherche de ses racines à travers le pays et d'un orphelin nubien qui l'accompagne. "Yomeddine" ("Le jour du jugement") est le premier film d'A.B. Shawky, 32 ans, un réalisateur égyptien et autrichien qui avait concouru en sélection officiel en 2018 au Festival de Cannes.

Le Tanit d'or du film documentaire a, lui, été attribué à "Amal", un documentaire égyptien censuré dans son pays, qui redonne aux femmes égyptiennes leur place dans la révolution de 2011, à travers la vie d'une adolescente militante. Le film a été diffusé pour la première fois dans un pays arabe cette semaine à l'occasion des JCC.

Après une édition placée par ses organisateurs sous le signe "de la tolérance, de l'ouverture et de l'amour", une foule importante a participé à la clôture. De très nombreux policiers étaient déployés en centre-ville pour assurer la sécurité des participants et rassurer. Un attentat a été commis à quelques jours de l’ouverture des JCC sur la principale avenue de Tunis, à proximité de nombre des lieux phares du festival.

Avec AFP

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