Accéder au contenu principal

Enseignement agricole: "plus de jeunes" pour faciliter la transition agricole (Guillaume)

Le ministre français de l'Agriculture Didier Guillaume à Paris le 24 octobre 2018
Le ministre français de l'Agriculture Didier Guillaume à Paris le 24 octobre 2018 Le ministre français de l'Agriculture Didier Guillaume à Paris le 24 octobre 2018 AFP/Archives
PUBLICITÉ

Paris (AFP)

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a exprimé mardi sa volonté d'enrayer la baisse de fréquentation des établissements d'enseignement agricole et de "former plus de jeunes", afin de favoriser la transition vers l'agroécologie.

"La première ambition, c'est former plus de jeunes", a déclaré le ministre, auditionné par la commission culture, éducation et communication du Sénat.

"Aujourd'hui l'enseignement agricole, d'année en année, il y a de moins en moins de jeunes qui s'y inscrivent, peut-être parce qu'ils manquent de communication", a estimé M. Guillaume, pour qui "il faut mieux communiquer" et améliorer l'orientation, en lien avec le ministère de l'Éducation nationale.

"Ce n'est pas une filière au rabais", a martelé le ministre, souhaitant profiter de la loi Agriculture et Alimentation, censée réorienter le secteur vers un modèle plus vertueux sur le plan environnemental, pour "renforcer l'attractivité des métiers" et mettre de nouvelles filières en place, dans l'environnement et le sanitaire.

"Nous aurons réussi notre mandature si, à la fin du quinquennat, il y a plus d'élèves qui vont dans les formations agricoles, parce que s'il y a plus d'élèves, ils seront plus en phase avec la société et on pourra transformer notre modèle agricole pour s'adapter aux nouvelles attentes", a estimé le ministre.

Le budget de l'enseignement agricole, rattaché au ministère de l'Agriculture, représente pour 2019, 35% du budget global du ministère, soit 1,8 milliard d'euros (+1,44%), dont 315 millions d'euros pour l'enseignement supérieur et 1,47 milliard pour l'enseignement technique, a précisé M. Guillaume.

L'enseignement agricole scolarise 160.000 jeunes, de la quatrième au BTS, a rappelé le ministre, dans des établissements majoritairement privés (40% d'établissements publics).

"Aujourd'hui, l'enseignement agricole ne compte plus que 10% d'enfants issus du monde agricole, fils d'agriculteurs, ce qui montre bien la mutation totale de l'enseignement agricole au fil des années", a affirmé le ministre, évoquant beaucoup de jeunes modestes provenant de zones rurales ou de zones périurbaines.

Il a souligné que ces établissements ne menaient pas obligatoirement vers le métier de paysan, 40% des formations étant en lien avec l'agriculture au sens large, et l'agroalimentaire, alors que 30% des formations mènent à des métier de services à la personne.

Interrogé sur le projet de fusion entre les deux organismes de recherche en agriculture, alimentation et environnement, l'INRA et l'IRSTEA, le ministre a réaffirmé que ces deux établissements étaient "très complémentaires".

Alors qu'une sénatrice évoquait l'inquiétude des personnels concernés, M. Guillaume s'est voulu rassurant: "Ce n'est pas une fusion au rabais, ce n'est pas une fusion pour gagner des sous, pour gratter des euros. C'est une fusion pour avoir l'excellence mondiale".

Il a affirmé qu'il n'y aurait "aucune réduction de budget" et "aucune réduction des postes".

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.