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Escalade meurtrière entre Israël et les groupes armés palestiniens

Un mur criblé d'impacts de tirs de roquettes dans la ville d'Ashkelon, en Israël, le 13 novembre 2018.
Un mur criblé d'impacts de tirs de roquettes dans la ville d'Ashkelon, en Israël, le 13 novembre 2018. Ronen Zvulun, REUTERS

En moins de 24 heures, six Palestiniens ont été tués et 25 blessés à la suite de la riposte israélienne aux centaines de roquettes tirées de Gaza, qui ont fait un mort et des dizaines de blessés en territoire israélien.

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Il s’agit des plus graves violences relevées depuis l'opération "Bordure protectrice" en 2014. Des échanges de tirs entre Israël et la bande de Gaza ont fait sept morts depuis le lundi 12 novembre, tous palestiniens, dont cinq activistes

Les violences se sont poursuivies mardi mais les échanges se sont faits plus sporadiques. Des informations non confirmées ont alors commencé à faire état d'une possible cessation des tirs par les Palestiniens.

Le Koweït et la Bolivie ont demandé mardi en début de soirée une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter de l'escalade des violences dans la bande de Gaza.

Le Koweït, qui représente les pays arabes au sein du Conseil, et la Bolivie, ont dit vouloir que cette réunion se tienne ce mardi et à huis clos, ont indiqué des diplomates.

En deux jours, plus de 400 roquettes ou obus de mortier ont été tirés sur Israël. Un soldat israélien a été blessé lundi lorsqu'un missile guidé a frappé un autocar, a précisé Tsahal.

À Ashkelon, dans le sud d'Israël, une roquette tirée de Gaza a frappé une maison et tué un travailleur palestinien originaire de Cisjordanie. Une femme grièvement blessée a été retirée des décombres.

Riposte

Le mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, a lancé son offensive après la mort d'un de ses chefs, tué dimanche avec six autres combattants palestiniens par des commandos israéliens. Un colonel israélien a également trouvé la mort dans cette opération.

Dans un communiqué, les groupes armés de Gaza menacent de frapper les villes d'Ashdod, au nord d'Ashkelon, et de Beersheba, la plus grande ville du sud d'Israël, si les Israéliens poursuivent leurs frappes.

Les dizaines de raids israéliens ont frappé des bâtiments de l'enclave gazaouie, dont un site des renseignements du Hamas et les studios de la chaîne de télévision Al Aksa - l'armée israélienne avait demandé au préalable au personnel d'évacuer les locaux.

Une escalade "dangereuse et téméraire"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni dans la matinée son "cabinet de sécurité" pour étudier les prochaines mesures à prendre. Israël a déjà envoyé des renforts d'infanterie et de blindés à la frontière de l'enclave palestinienne. L'armée a indiqué mardi que le bouclier antiaérien "Dôme de fer" avait intercepté une centaine de projectiles.

Un responsable palestinien a déclaré que l'Égypte et les Nations unies intensifiaient leurs efforts pour mettre fin aux affrontements. L'Égypte a appelé Israël à la retenue. Les États-Unis, allié d'Israël, ont condamné les tirs de roquettes du Hamas. "L'escalade des dernières 24 heures est EXTRÊMEMENT dangereuse et téméraire", a tweeté Nickolay Mladenov, émissaire des Nations unies pour le Proche-Orient. "Les roquettes doivent CESSER, tout le monde doit faire preuve de retenue", a-t-il écrit.

"Israël doit immédiatement cesser ses attaques contre la population de Gaza ", a déclaré pour sa part le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin, cité par l'agence de presse officielle Anadolu.

La France a déclaré condamner les tirs palestiniens. "La France condamne avec la plus grande fermeté les nombreux tirs de roquettes revendiqués par le Hamas, qui ont visé délibérément ces dernières heures plusieurs communes du sud d’Israël depuis la bande de Gaza", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay. "Elle exprime sa solidarité aux populations touchées, et en particulier aux familles des victimes. Elle demande la cessation immédiate de ces actions inacceptables et injustifiables et appelle les parties à éviter un nouveau cycle de violences dont les populations civiles seraient les premières victimes", a ajouté le ministère français des Affaires étrangères.

Selon le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée israélienne, le Hamas et le Djihad islamique disposent de plus de 20 000 roquettes et obus de mortier de divers calibres et portées, en mesure d'atteindre les grandes villes israéliennes que sont Tel Aviv et Jérusalem.

Trois conflits ont opposé en dix ans Israël et le Hamas.

Avec Reuters et AFP

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