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Le Hamas annonce un cessez-le-feu avec Israël après une escalade meurtrière

2018-11-14 02:34 FR NW PKG TENSIONS ISRAEL GAZA 2H [nid:5328615]
2018-11-14 02:34 FR NW PKG TENSIONS ISRAEL GAZA 2H [nid:5328615] Suhaib Salem, REUTERS

Le Hamas et les groupes armés palestiniens ont annoncé un cessez-le-feu mardi, au terme de 24 heures de violences meurtrières avec Israël. Aucune confirmation n'a en revanche été évoquée du côté des autorités israéliennes.

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Apaisement au Proche-Orient. Le mouvement islamiste Hamas et les groupes armés palestiniens ont annoncé mardi 13 novembre un cessez-le-feu avec Israël conclu indirectement sur intercession égyptienne, après la plus sévère confrontation entre les deux camps depuis la guerre de 2014.

"Les efforts de l'Égypte ont permis d'aboutir à un cessez-le-feu […] et la résistance le respectera aussi longtemps que l'ennemi sioniste le respectera", ont annoncé dans l'après-midi les groupes armés palestiniens dans un communiqué conjoint. La bande de Gaza était calme en soirée et les écoles, fermées en journée, devaient rouvrir mercredi matin, selon un journaliste de l'AFP.

Après l'annonce du cessez-le-feu, des milliers de Gazaouis ont participé à des manifestations de joie en plusieurs points de l'enclave palestinienne pour proclamer la "victoire sur Israël".

Aucune confirmation d'Israël

Aucune confirmation du cessez-le-feu n'a été obtenue de la part d'Israël qui se garde généralement de corroborer directement des accords de trêve avec ses ennemis palestiniens. Seul le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, a démenti avoir soutenu un arrêt des opérations israéliennes.

En Égypte, intermédiaire historique à Gaza, le ministère des Affaires étrangères a appelé Israël, dans un communiqué après cette annonce, à "cesser immédiatement toutes les formes d'actions militaires".

Selon une source diplomatique ayant eu connaissance de l'accord, Israël et le Hamas se sont engagés à retourner "aux dispositions de l'accord de 2014", après la guerre meurtrière qui les avait opposés durant l'été de cette année-là. Cette source a cependant souligné que la situation restait "très précaire" et pouvait exploser "de nouveau".

"Pour le Hamas, ce bombardement massif est une manière de renégocier les conditions d'un cessez-le-feu en sa faveur"

Échec d'une réunion au Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni à huis clos mardi à la demande du Koweït et de la Bolivie, mais aucun accord n'a été trouvé quant aux moyens de régler la situation. L'ambassadeur palestinien auprès de l'ONU, Riyad Mansour, a confié à des journalistes à l'issue de la réunion, qui a duré cinquante minutes, que le Conseil était "paralysé" et avait "échoué à prendre ses responsabilités" afin de mettre un terme aux violences. "Un pays ferme la porte aux discussions", a-t-il ajouté à propos des États-Unis.

Gaza et le territoire israélien alentour ont connu entre lundi après-midi et mardi une escalade faisant redouter une quatrième guerre depuis 2008 dans l'enclave sous blocus coincée entre l'État hébreu, l'Égypte et la Méditerranée.

En moins de 24 heures, au moins 7 Palestiniens ont été tués et 26 blessés par la riposte israélienne aux centaines de roquettes tirées de Gaza, qui ont fait un mort et des dizaines de blessés en territoire israélien.

De toutes les flambées de violences récentes, celle-ci a paru la plus susceptible de réduire à néant les efforts déployés depuis des mois par l'ONU et l'Égypte pour forger une trêve durable entre Israël et le Hamas qui gouverne l'enclave sans partage.

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Le président français Emmanuel Macron a condamné "fermement" les tirs de roquettes du Hamas, et appelé les parties à "éviter toute escalade", selon l'Élysée.

Avec AFP

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