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Climat : les deux tiers des villes africaines courent un "risque extrême"

Bangui, en Centrafrique, fait partie des villes les plus à risque en raison du changement climatique.
Bangui, en Centrafrique, fait partie des villes les plus à risque en raison du changement climatique. Alexis Huguet, AFP

Deux tiers des villes africaines courent un "risque extrême" à cause du réchauffement climatique, selon un rapport publié mercredi. Bangui, Monrovia et Mbuji-Mayi sont les trois villes les plus affectées.

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Les menaces liées au changement climatique font peser un risque "extrême" aux deux tiers des villes africaines, en raison de la hausse de la population et d'infrastructures médiocres, selon l'"index de vulnérabilité au changement climatique 2018" publié mardi 13 novembre par le cabinet de consultants Verisk Maplecroft.

Le rapport "évalue la capacité à résister aux chocs climatiques et c'est cela qui fait que les villes africaines sont plus à risque que le reste du monde", commente un analyste chez Verisk Maplecroft.

L'ONU estime que 86 des 100 villes mondiales à la croissance démographique la plus importante sont en Afrique et les experts mettent en garde contre la perte de croissance économique du continent liée au réchauffement de la planète.

Selon l'étude, la capitale centrafricaine Bangui, la capitale du Liberia Monrovia et Mbuji-Mayi en République démocratique du Congo sont les trois villes les plus à risque. Huit villes africaines figurent au total parmi les dix les plus à risque, dont Kinshasa, où les 13,2 millions d'habitants sont déjà régulièrement victimes notamment d'inondations. Et avec la hausse de la population estimée à 26,7 millions d'ici à 2035, les perturbations liées aux événements météo risquent d'augmenter.

Investir "avec les yeux ouverts"

"La hausse de la population urbaine à cette allure va sans aucun doute intensifier le profil de risque déjà alarmant de la ville", selon les auteurs, qui pointent du doigt les problèmes auxquels font déjà face les mégalopoles africaines, comme le manque d'accès à l'eau potable ou l'habitat.

"Nous ne disons pas de ne pas investir dans ces lieux", a assuré à l'AFP un autre analyste de Verisk Maplecroft, invitant les investisseurs à y aller "avec les yeux ouverts".

Certaines des villes les plus peuplées de la planète, comme New Delhi, Bombay, Mexico, Karachi, ont un "risque élevé" de voir le changement climatique infliger des dommages à leurs économies et leurs populations, indique également le rapport.

À l'opposé, les villes britanniques de Glasgow, Belfast et Édimbourg sont les trois les moins à risque. Parmi les dix autres villes les mieux classées se trouvent également Rouen et Rennes en France, ou Hanovre en Allemagne.

Avec AFP

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