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Israël : démission du ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, après le cessez-le-feu à Gaza

Avigdor Lieberman avait obtenu le poste clé de ministre de la Défense en mai 2016.
Avigdor Lieberman avait obtenu le poste clé de ministre de la Défense en mai 2016. Yiannis Kourtoglou, REUTERS

Avigdor Lieberman a annoncé, mercredi, sa démission du gouvernement de Netanyahou pour dénoncer "une capitulation du terrorisme" après l'accord conclu avec les groupes palestiniens sur un cessez-le-feu à Gaza. Il appelle à des élections anticipées.

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Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a annoncé, mercredi 14 novembre, sa démission du gouvernement de Benjamin Netanyahou au lendemain d'un accord indirectement conclu par Israël avec le mouvement Hamas et les groupes armés palestiniens sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Il a appelé à des élections anticipées, jetant l'incertitude sur l'avenir du gouvernement en place depuis 2015, considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël. "Nous devons nous entendre sur une date pour des élections le plus tôt possible", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, alors que l'échéance de la mandature est actuellement fixée à novembre 2019.

Le ministre ultranationaliste a dénoncé devant la presse le cessez-le-feu comme une "capitulation devant le terrorisme". "L'État achète le calme à court terme au prix de graves dommages à long terme pour la sécurité nationale", a-t-il dit.

Avigdor Lieberman, qui a déjà dit par le passé qu'un arrangement avec le Hamas était impossible et préconisé de lui porter un "coup sévère", avait immédiatement pris ses distances après l’annonce du cessez-le-feu en publiant un communiqué pour démentir avoir soutenu un arrêt des opérations israéliennes.

Retour au calme

Sur le terrain, le cessez-le-feu tient, au moins provisoirement, entre Israël et les groupes palestiniens de Gaza après la plus sévère confrontation depuis la guerre de 2014.

L'engrenage a été enclenché dimanche avec une incursion des forces spéciales israéliennes qui a apparemment mal tourné. L'opération s'est soldée par la mort d'un lieutenant-colonel israélien et de sept Palestiniens.

En représailles, les brigades al-Qassam, bras armé du Hamas, ont gravement blessé lundi un soldat dans une attaque au missile antichar, lançant le cycle de la riposte israélienne et des tirs de roquettes. La plupart des roquettes sont tombées dans des zones inhabitées, a indiqué l'armée, mais des bâtiments ont été directement touchés, dont l'un à Ashkélon.

Gaza et ses alentours sont en proie depuis fin mars aux tensions qui ont culminé à de nombreuses reprises dans des flambées de violences jusqu'alors retombées au bout de quelques heures.

Au moins 234 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date. Deux soldats israéliens ont trouvé la mort.

Les signes d'une possible détente s'étaient cependant succédé ces dernières semaines, comme le transfert la semaine passée, avec l'accord d'Israël, de 15 millions de dollars versés par le Qatar, soutien du Hamas, pour payer au moins partiellement les fonctionnaires du Hamas.

Avec AFP

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