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Au Yémen, arrêt de l'offensive sur Hodeida, les Émirats soutiennent des pourparlers

Des travailleurs longeant la mer Rouge, sur le port de Hodeida, au Yémen, le 1er avril 2018.
Des travailleurs longeant la mer Rouge, sur le port de Hodeida, au Yémen, le 1er avril 2018. Abduljabbar Zeyad, Reuters

Des commandants des forces progouvernementales yéménites ont indiqué mercredi avoir reçu l'ordre de stopper les opérations contre les rebelles houthis dans la ville portuaire de Hodeida, où les combats meurtriers font rage depuis le début du mois.

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Un vent d’apaisement semble souffler sur le Yémen. Des commandants des forces progouvernementales yéménites ont annoncé, mercredi 14 novembre à l'AFP, avoir reçu l'ordre d'arrêter les opérations contre les rebelles houthis dans la ville portuaire de Hodeida, théâtre de combats meurtriers depuis début novembre.

De son côté, le gouvernement des Émirats arabes unis, pilier avec l'Arabie saoudite de la coalition antirebelles au Yémen, a annoncé qu'il soutenait la convocation "au plus tôt" en Suède de pourparlers de paix inter-yéménites.

Désescalade

Trois commandants yéménites sur le terrain, appartenant à des unités différentes, ont dit à l'AFP avoir reçu l'ordre de cesser le feu et d'arrêter toute offensive jusqu'à nouvel ordre à Hodeida, une ville de l'ouest du pays aux mains des rebelles depuis 2014. Cependant, "nous répondrons à tout mouvement de l'ennemi", a précisé l'un d'eux.

Ces déclarations vont dans le sens de la nette désescalade observée depuis lundi à Hodeida, dont le port est vital pour l'aide humanitaire internationale à une population exsangue après quatre années de guerre et menacée aujourd'hui par une grande famine. "Nous accueillons favorablement la convocation au plus tôt de négociations dirigées par l'ONU en Suède", a dit le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash.

"Étendre l'assistance humanitaire"

Les Émirats sont très soucieux de leur image internationale, alors que l'Arabie saoudite ne cesse d'être critiquée pour ses "bavures" à répétition contre les civils au Yémen et sur l'affaire Jamal Khashoggi, du nom de ce journaliste tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul.

Ces deux pays apportent un important soutien militaire, notamment aérien, aux forces progouvernementales yéménites depuis mars 2015, cherchant à chasser de Hodeida les rebelles qui contrôlent aussi la capitale yéménite Sanaa et d'autres régions du Nord.

"Nous travaillons étroitement avec l'ONU pour étendre l'assistance humanitaire à toutes les régions du Yémen", a souligné Anwar Gargash. "L'important, c'est de s'occuper des besoins de la population."

Inquiétudes de l’ONU

Douze jours de bombardements et de combats à Hodeida ont fait près de 600 morts, principalement des combattants dans les deux camps, selon des sources militaires loyalistes et hospitalières.

L'ONU s'est à plusieurs reprises inquiétée des conséquences de la bataille de Hodeida sur la population du Yémen, dont la moitié est en situation de pré-famine.

D'intenses efforts diplomatiques internationaux ont abouti à une nette désescalade depuis lundi dans les combats à Hodeida. "C'est calme aujourd'hui (mercredi à Hodeida). Apparemment, il n'y a pas eu d'affrontements durant la nuit et ce matin, mais le bruit des avions est toujours entendu", a rapporté une correspondante de l'AFP. Des habitants disent toutefois redouter un siège.

Si les combats ont nettement baissé d'intensité, les belligérants restent sur leurs gardes. Les rebelles, soutenus par l'Iran, ont posé des mines près des entrées du port, ont affirmé mercredi des employés.

L'ONU et les grandes capitales occidentales n'ont cessé d'appeler ces derniers jours à la cessation des hostilités au Yémen et à la reprise des négociations. Les Nations unies ont prévenu qu'une attaque contre le port serait "catastrophique".

Londres a annoncé mardi que la coalition sous commandement saoudien avait accepté le principe d'une évacuation de rebelles houthis blessés avant de possibles pourparlers en Suède "d'ici fin novembre".

Avec AFP

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