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Affaire Khashoggi : le parquet saoudien requiert la peine de mort contre cinq accusés

Saud al-Mojeb, procureur général du royaume saoudien, photographié le 30 octobre à Istanbul.
Saud al-Mojeb, procureur général du royaume saoudien, photographié le 30 octobre à Istanbul. Kemal Aslan, Reuters

Le parquet saoudien a requis, jeudi, la peine de mort contre cinq accusés dans le cadre de l'affaire Jamal Khashoggi, précisant que le journaliste tué avait été drogué et démembré au sein du consulat de l'Arabie saoudite à Istanbul.

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Le parquet saoudien a requis jeudi la peine de mort contre cinq accusés dans l'affaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul.

D'après le porte-parole du parquet, qui s’est exprimé dans le cadre d’une conférence de presse organisée à Riyad, Jamal Khashoggi, critique du pouvoir et en particulier du prince héritier Mohammed ben Salmane dit "MBS", a été tué après une bagarre par injection d'une dose mortelle. Il a ensuite été démembré dans l’enceinte même du consulat saoudien, a-t-il souligné, en ajoutant que l'on ignorait où se trouvent les restes du journaliste.

Onze des 21 suspects ont été inculpés et leur dossier sera transmis à une juridiction. L'enquête se poursuit pour établir le rôle des autres suspects, a-t-il confié. De son côté, Saoud al-Qahtani, un conseiller de MBS limogé le 20 octobre, a été privé du droit de voyager durant le temps de l'enquête.

Le parquet général saoudien a mis totalement hors de cause le prince héritier. "MBS" n'avait aucune connaissance du dossier, a dit le porte-parole du procureur général, en réponse à une question d'un journaliste. Selon lui, le chef-adjoint des services saoudiens, le général Ahmed al-Assiri, a ordonné de ramener de gré ou de force Jamal Khashoggi. Mais le chef de l'équipe de "négociateurs" dépêché sur place pour rapatrier le journaliste a donné l'ordre de le tuer, a-t-il ajouté.

Enfin, le parquet saoudien a demandé à la Turquie de signer un accord "spécial" de coopération concernant les enquêtes respectives des deux pays. L'objectif de ce "mécanisme spécifique" est de fournir à Ankara les résultats de l'enquête saoudienne et d'obtenir en échange "les preuves et les informations pertinentes" en sa possession, a dit le procureur, ajoutant qu'il "attend une réponse".

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu,a salué les annonces saoudiennes tout en les jugeant insuffisantes.

Après avoir d'abord affirmé que le journaliste avait rapidement quitté le consulat, puis soutenu qu'il était mort dans une rixe, Riyad a fini par évoquer, après moult tergiversations et sous la pression turque, une "opération non autorisée" par le pouvoir.

Avec AFP et Reuters

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