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Sept Casques bleus tués en RD Congo lors d'une offensive contre les rebelles ADF

Un hélicoptère de la Monusco survole la ville de Béni, dans l'est de la RD Congo, le 24 octobre 2018.
Un hélicoptère de la Monusco survole la ville de Béni, dans l'est de la RD Congo, le 24 octobre 2018. Reuters

L'ONU a annoncé que sept Casques bleus avaient été tués et 10 autres blessés dans l'est de la République démocratique du Congo, région qui fait face à un retour de l'épidémie d'Ebola alors qu'un groupe armé ougandais continue d'y semer la terreur.

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Sept Casques bleus ont été tués et 10 autres blessés dans l'est de la République démocratique du Congo, a annoncé un porte-parole de l'ONU, jeudi 15 novembre. Ils participaient à une offensive conjointe avec l'armée congolaise contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé ougandais qui sème la terreur parmi la population.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné, dans un communiqué, "l'assassinat de six Casques bleus malawites et un Casque bleu tanzanien de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco)".

"Les informations initiales indiquent que 10 Casques bleus supplémentaires ont été blessés et un autre est porté disparu", a rapporté Stéphane Dujarric, porte-parole de l'ONU, ajoutant que plusieurs militaires congolais avaient également été tués ou touchés pendant les opérations.

L'insécurité, un obstacle à la réponse à Ebola

Le porte-parole a refusé de donner davantage de détails sur l'opération conjointe, liant tout de même cette offensive à la lutte contre le retour du virus Ebola dans la région. "Comme vous le savez, il y a une épidémie d'Ebola dans cette zone et l'insécurité est un obstacle à la réponse à cette épidémie", a-t-il estimé.

>> À lire aussi : La RD Congo fait face à la première épidémie d'Ebola en zone de conflit

Les ADF sont historiquement un groupe de rebelles musulmans de l'Ouganda voisin qui s'est replié à la fin des années 1990 dans l'est de la RD Congo pour poursuivre son combat contre le président Yoweri Museveni. Depuis fin 2014, ces rebelles sont tenus responsables du massacre de plusieurs centaines de civils et de 15 Casques bleus tanzaniens, en décembre dernier, dans la région de Beni.

Sans rien revendiquer, depuis septembre, les ADF, repliés dans la jungle, ont resserré l'étau sur Beni avec plusieurs tueries dans les faubourgs de la ville, alors que la RD Congo organise le 23 décembre des élections générales à haut risque.

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Outre les tueries des ADF, la ville de Beni (entre 200 000 et 300 000 habitants), dans la province du Nord-Kivu, connaît une épidémie d'Ebola, déclarée le 1er août à Mangina. L'épicentre de l'épidémie s'est ensuite déplacé vers la frontière avec l'Ouganda, dans la ville de Beni et ses environs, fief des ADF qui multiplient les attaques contre des civils, compliquant la riposte sanitaire contre un fléau qui a déjà fait 215 morts.

Avec AFP

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