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Route du Rhum: troisième arrivée dans la nuit antillaise

Le skipper français Armel Tripon à bord de Réauté Chocolat (catégorie Multi50) lors de son départ dans la Route du Rhum le 4 novembre 2018 à Saint-Malo
Le skipper français Armel Tripon à bord de Réauté Chocolat (catégorie Multi50) lors de son départ dans la Route du Rhum le 4 novembre 2018 à Saint-Malo Le skipper français Armel Tripon à bord de Réauté Chocolat (catégorie Multi50) lors de son départ dans la Route du Rhum le 4 novembre 2018 à Saint-Malo AFP/Archives
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Pointe-à-Pitre (AFP)

Après un finish incroyable dimanche, une troisième arrivée se profile jeudi au coeur de la nuit à Pointe-à-Pitre lors de la Route du Rhum, celle d'Armel Tripon (catégorie Multi50).

Le skipper de Réauté Chocolat devrait couper la ligne vers 20h00 locales (01h00 dans la nuit de jeudi à vendredi en métropole). Il va s'imposer dans sa catégorie, celle des multicoques de 15 m, dans laquelle figure le navigateur Lalou Roucayrol qui devrait être secouru vendredi par un concurrent après avoir chaviré mercredi.

"On approche là, je n'ai jamais été aussi près! Après la journée d'hier (mercredi), je suis exténué", a dit Armel Tripon lors d'une vacation jeudi avec le PC course.

"La mer était dégueulasse. J'ai réussi à dormir un peu cette nuit mais c'était chaud. J'ai eu l'impression de passer une partie de la nuit avec du monde à bord tellement j'avais d'hallucinations. Je me suis demandé ce que je faisais là à un moment. Je me demandais ce que je faisais tout seul sur le bateau. Il est temps d'arrêter tout ça", a poursuivi Tripon, qui en est à son 11e jour de mer.

Le Nantais de 43 ans a à coeur de rejoindre sur le podium les deux héros de la 11e édition de cette Route du Rhum, Francis Joyon et François Gabart.

- Cirés trempés -

Dimanche, dans la torpeur guadeloupéenne, le doyen Joyon (Idec Sport) a remporté son duel d'anthologie avec le jeune Gabart (Macif) en s'imposant dans un nouveau temps record (7 j 14 h 21 min), avec 7 min 08 sec d'avance sur son dauphin, qui avait mené la course depuis le départ.

Tripon voulait aussi battre le record de cette traversée de l'Atlantique en Multi50, détenu depuis la précédente édition en 2014 par Erwan Le Roux, soit 11 j 05 h 13 min. Mais les conditions difficiles rencontrées ces dernières heures en ont décidé autrement.

"Là, je rêve d'enlever tous ces cirés trempés. Je suis trempé de la tête aux pieds depuis trois jours, je n'arrive pas à me sécher. Je voudrais arrêter d'avoir les fesses qui me grattent, d'avoir tout trempé. Et puis arrêter d'être sans arrêt sur le qui-vive", a glissé Tripon.

Derrière lui, Erwan Le Roux (Fenêtréa-Mix Buffet) ne devrait pas toucher au but avant vendredi 13h00 locales (18h00 en métropole). Mais avant lui, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss)devrait arriver en vainqueur de sa catégorie (classe Imoca, monocoques de 18 m).

La star galloise du Vendée Globe (course autour du monde en Imoca) devrait s'offrir une belle victoire sur la plus célèbre des transat françaises, vendredi vers 06h50 locales (11h50 en métropole).

- A la dérive -

Il s'agit de sa première participation, lui qui a déjà pris le départ de quatre Vendée Globe.

Le Britannique est lancé à pleine vitesse, suivi de Paul Meilhat (SMA), Yann Eliès (Ucar-Saint-Michel) et Vincent Riou (PRB) qui ne sont pas en mesure de lui contester la victoire.

Vendredi, le navigateur Lalou Roucayrol, dont le multicoque de 15 m (catégorie Multi50) a chaviré mercredi dans une mer violente, devrait être secouru par un concurrent, Pierre Antoine, à bord du trimaran Olmix (catégorie RhumMulti), qui a été dérouté à la demande de la direction de course.

"J'attends Olmix demain (vendredi). Je suis en train de dériver", a dit le skipper de 54 ans, lors d'une vacation jeudi avec le PC course.

C'est la 3e fois dans l'histoire de la Route du Rhum, course transatlantique en solitaire créée en 1978, qu'un concurrent porte assistance à un autre concurrent. En 2002, Karine Fauconnier avait été secourue par Bob Escoffier et en 1982, c'est Olivier Moussy qui était venu à la rescousse de Ian Johnston.

Roucayrol vit, lui, son 4e chavirage. En 2013, lors de la Transat Jacques-Vabre (course en double), ce même bateau s'était retourné et Roucayrol et son équipier avaient attendu les secours durant 5 jours à l'intérieur du multicoque.

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