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Des violences interethniques en Centrafrique font une quarantaine de morts

Des soldats tanzaniens de la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) patrouillent dans la ville de Gamboula, menacée par le groupe Siriri, le 6 juillet 2018.
Des soldats tanzaniens de la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) patrouillent dans la ville de Gamboula, menacée par le groupe Siriri, le 6 juillet 2018. Florent Vergnes, AFP

De nouvelles violences interethniques dans le centre de la Centrafrique ont fait une quarantaine de morts, selon un rapport de l'ONU. Parmi eux, un prêtre a été retrouvé calciné et un Casque bleu a succombé à ses blessures.

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Nouvelle éruption de violence en Centrafrique. Un prêtre a été retrouvé "calciné" après des combats entre groupes armés jeudi à Alindao, dans le centre du pays, durant lesquels une quarantaine de personnes ont été tuées, a annoncé samedi 17 novembre un responsable de l'Église catholique à Bangui.

"On a retrouvé son corps, calciné", a déclaré à l'AFP l'abbé Mathieu Bondobo, vicaire général de la cathédrale de Bangui. Un bilan vendredi soir d'un rapport interne de l'ONU faisait état de 37 morts, mais d'autres chiffres plus élevés sont avancés, sans qu'il soit possible samedi midi de les confirmer.

Les combats ont opposé jeudi des milices anti-balaka, autoproclamées d'autodéfense, à des combattants du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC). "Jeudi matin, les antibalaka ont tué des personnes de confession musulmane. Une heure plus tard, l'UPC a riposté en attaquant le camp de déplacés", a indiqué vendredi à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca.

L'église d'Alindao et une partie du camp de déplacés de la localité auraient été brûlés, a indiqué une source onusienne. Il n'était pas possible de confirmer samedi si les personnes tuées étaient des civils ou des combattants. Selon un communiqué de l'ONU vendredi, 20 000 personnes ont été affectées par ces nouvelles violences, qui ont obligé "des milliers" d'autres à fuir "à nouveau".

Un Casque bleu tué

Alindao a longtemps été la principale base de l'UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, un des principaux groupes de l'ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013. Début septembre, l'ONU avait alerté sur la situation humanitaire "désastreuse" qui prévaut à Alindao, affirmant que la localité était "sous le contrôle de groupes armés, réduisant à néant le rôle des autorités locales".

Dans le même temps, un Casque bleu de la Minusca a succombé a ses blessures vendredi soir après des combats contre des hommes non identifiés dans l'ouest de la Centrafrique, a appris l'AFP d'un rapport interne de l'ONU samedi.

Des hommes armés non identifiés ont attaqué une base avancée de la Minusca à 21 h (20 h GMT) à Gbambia, à une centaine de kilomètres de Berberati, dans la province de la Mambéré-Kadéï dans l'ouest du pays, indique le rapport, qui ne précise pas la nationalité de la victime. Cette nouvelle attaque porte à six le nombre de Casques bleus tués en République centrafricaine cette année.

Avec AFP

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