Accéder au contenu principal

Donald Trump exprime sa tristesse en Californie, ravagée par les incendies

Donad Trump s'est rendu à Paradise, en Californie, samedi 17 novembre 2018, pour constater les dégâts de l'incendie "Camp Fire".
Donad Trump s'est rendu à Paradise, en Californie, samedi 17 novembre 2018, pour constater les dégâts de l'incendie "Camp Fire". Leah Millis, Reuters

Le président américain s'est rendu en Californie samedi, plus d'une semaine après le début des incendies qui ont ravagé des centaines de milliers d'hectares et causé la mort de 76 personnes.

PUBLICITÉ

"C’est très triste à voir." Ce sont les premiers mots de Donald Trump après avoir passé une vingtaine de minutes dans un camp de mobile-homes, où seul un drapeau américain apportait une touche de couleur au milieu des cendres.

Fumée épaisse, maisons en ruines, voitures calcinées : un spectacle de désolation attendait, samedi 17 novembre, le président américain à son arrivée à Paradise, petite ville presque totalement rasée par l'incendie le plus meurtrier de l'histoire de la Californie.

Le visage grave sous sa casquette camouflage marquée "USA", Donald Trump, qui ne portait pas de masque malgré l'épaisse fumée qui enveloppe toujours la région, a constaté l'ampleur des dégâts aux côtés de la maire de Paradise, Jody Jones. "En ce qui concerne le nombre de morts, personne ne sait véritablement à ce stade, il y beaucoup de personnes portées disparues", a-t-il affirmé.

Le "Camp Fire" a ravagé près de 60 000 hectares dans le nord de la Californie. L'incendie a fait 76 morts, tandis que le nombre de personnes disparues est passé samedi à 1 276, soit 265 de plus que la veille. Dans le sud de l'État, près de Los Angeles, le "Woolsey Fire" a brûlé près de 40 000 hectares, dont une partie de la célèbre station balnéaire de Malibu, prisée des stars. Il a fait au moins trois morts.

Près de 9 000 pompiers sont déployés sur les deux brasiers, qui ont entraîné l'évacuation de dizaines de milliers d'habitants, dont beaucoup n'ont pas encore été autorisés à regagner leurs foyers.

Visible à plus de 200 km

Dès les premiers jours de l'incendie meurtrier, Donald Trump a dénoncé la mauvaise gestion des forêts par les autorités du "Golden State", oubliant que celles-ci sont en majorité sous le contrôle de l'État fédéral. Il a aussi menacé de couper les fonds fédéraux, alors que le Congrès a consacré un budget de 2 milliards de dollars à la lutte contre les incendies pour l'exercice budgétaire 2018. Le réchauffement climatique a "peut-être un peu contribué" à la progression fulgurante des flammes, mais "le plus gros problème, c'est la gestion", avait-il expliqué la veille sur Fox News.

L'impact du "Camp Fire" est visible à plus de 200 km au sud de Paradise, jusqu'à San Francisco, où les autorités ont lancé vendredi une alerte à la pollution, l'indice de la qualité de l'air atteignant le niveau de villes comme Dacca, la capitale du Bangladesh. Les écoles publiques y ont été fermées vendredi et le pont du Golden Gate était enveloppé d'un épais brouillard. Plus au sud, le "Woolsey Fire" était pour sa part contenu à près de 80 % et les pompiers espèraient l'éteindre d'ici lundi.

L'enquête se poursuit pour connaître l'origine des deux incendies. Une plainte a été déposée contre le fournisseur local d'électricité Pacific Gas & Electric (PG&E) qui a évoqué un incident sur une ligne à haute tension juste avant le déclenchement du brasier à Paradise. La Californie, victime de sécheresse chronique depuis plusieurs années, a connu plusieurs incendies majeurs depuis un an, qui ont fait plus de 100 morts et brûlé des centaines de milliers d'hectares.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.