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WRC/Rallye d'Australie: Ogier contient Neuville mais la menace Tänak grandit

Le Français Sébastien Ogier (M-Sport Ford) lors du Rallye d'Australie, le 17 novembre 2018 à Coffs Harbour
Le Français Sébastien Ogier (M-Sport Ford) lors du Rallye d'Australie, le 17 novembre 2018 à Coffs Harbour Le Français Sébastien Ogier (M-Sport Ford) lors du Rallye d'Australie, le 17 novembre 2018 à Coffs Harbour AFP
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Coffs Harbour (Australie) (AFP)

Dans la lutte à trois pour le titre WRC au Rallye d'Australie, Sébastien Ogier (M-Sport Ford), 6e, devance samedi soir Thierry Neuville (Hyundai), 8e, mais se retrouve sous la menace grandissante d'Ott Tänak (Toyota), leader avant la dernière journée.

Après la dix-huitième spéciale, le Français, quintuple champion du monde en titre des rallyes, pointe à 1 minute 44 secondes de Tänak, tandis que le Belge se trouve à 2 minutes 35 secondes.

Très impressionnant, l'Estonien a pris fermement les commandes depuis la quatorzième spéciale et la victoire sur les routes en terre de Nouvelle-Galles du Sud lui est, sauf accident, acquise.

Mais Ogier pouvait aussi savourer car en l'état, c'est lui qui coiffera la couronne mondiale dimanche. "C'était une journée très positive, maintenant il faut terminer le travail", a-t-il d'ailleurs souligné.

Avant cette dernière manche d'une saison 2018 palpitante, le pilote de 34 ans comptait trois points d'avance sur Neuville, considéré comme son principal rival, et 23 sur Tänak.

Ce dernier paraissait avoir fait une croix sur une première couronne mondiale après avoir échoué à gagner le précédent rallye, en Catalogne il y a trois semaines, en raison d'une crevaison alors qu'il menait confortablement.

Sachant qu'il aurait besoin d'une défaillance ou d'une contreperformance de la part de ses deux rivaux, Tänak vise en Australie les 30 points que lui apporteraient un succès final et un meilleur temps dans la Power Stage dimanche, un objectif tout à fait réaliste désormais.

- Rester 6e -

Si l'Estonien y parvient et que Neuville reste derrière lui, Ogier sera sacré avec un petit point d'avance en terminant au pire 6e du rallye, et ce sans prendre en compte son résultat éventuel dans la Power Stage.

Jusqu'aux derniers hectomètres, Ogier devra donc à tout prix éviter une sortie de route ou une casse mécanique.

Après avoir beaucoup répété que "l'important c'est de rester devant Thierry (Neuville)", l'ancien de Volkswagen, qui a subi le handicap d'ouvrir la route vendredi, est dans un entre-deux inconfortable.

Au volant de sa Yaris, Tänak a été de loin le meilleur pilote de la deuxième partie de saison.

Il pourrait récolter dimanche une cinquième victoire en 2018, contre quatre à Ogier et trois pour Neuville.

"Je connais suffisament Sébastien pour savoir qu'il est en mesure de conserver sa place", a assuré l'impassible Tänak, ancien équipier du Français chez M-Sport.

- La pluie en arbitre ? -

"La journée de demain (dimanche) sera compliquée", a-t-il toutefois prévenu.

D'autant que la pluie pourrait jouer les arbitres dans les denses forêts de gommiers et le choix des pneus s'avérer crucial.

Ce n'est en tout cas pas son équipier finlandais Jari-Matti Latvala, 2e à 21 secondes, qui va contester à Tänak la tête après avoir laissé entendre samedi qu'il le laisserait passer si son cadet était en mesure d'être sacré.

Le Néo-Zélandais Hayden Paddon (Hyundai), le Norvégien Mads Ostberg (Citroën) et le Finlandais Esapekka Lappi (Toyota) ne représentent pas une menace non plus pour la victoire et ont suffisamment d'avance sur Ogier pour ne pas être rattrapés par le Français à la régulière.

De son côté, Neuville n'a pas encore désarmé.

"On ne sait jamais, on n'abandonnera pas avant la fin", a déclaré le Belge, visage fermé.

Ses derniers espoirs de titre ont failli s'évaporer dans l'ES11 quand il a heurté un talus et abîmé sa jupe droite.

Il a réparé à temps et profité des malheurs de l'Irlandais Craig Breen (Citroën) dans la même spéciale pour gagner une position, tout comme Ogier.

Le titre mondial constructeurs semble promis à Toyota qui vise une quatrième couronne mondiale, la première depuis 1999.

Il reste 84 km et six spéciales à courir, et pour Ogier une sixième place à conserver pour décrocher un sixième titre.

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