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Aucun recul du gouvernement malgré la mobilisation des "Gilets jaunes"

Un "Gilet jaune", samedi 17 novembre 2017, sur la promenade des Anglais à Nice.
Un "Gilet jaune", samedi 17 novembre 2017, sur la promenade des Anglais à Nice. Éric Gaillard, Reuters

Malgré la forte mobilisation des "Gilets jaunes", le ministre de la Transition écologique a affirmé samedi soir que "la trajectoire prévue" serait maintenue "en matière de fiscalité écologique".

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Il n’y aura aucun recul du gouvernement malgré le succès de la mobilisation des "Gilets jaunes". Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a annoncé, samedi 17 novembre, que le gouvernement poursuivra "la trajectoire prévue" en matière de fiscalité écologique, dans une interview au Parisien.

Interrogé sur l'augmentation de la taxe carbone prévue le 1er janvier, le ministre a assuré qu'"en matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l'inconscience".

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"Nous avons été élus pour régler les problèmes qu'on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps", explique François de Rugy, alors que près de 283 000 Gilets jaunes, selon le ministère de l'Intérieur, se sont mobilisés samedi contre la hausse des taxes sur le carburant.

"Il faut justement maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole et donc éviter" qu'une éventuelle flambée du prix du baril de pétrole "ne bouscule un jour notre économie", a ajouté le ministre de la Transition écologique.

Des blocages se poursuivent

Concernant le mouvement des "gilets jaunes", il affirme y avoir "vu avant tout l'expression de l'inquiétude profonde des habitants d'une France périurbaine prisonnière du tout voiture. (...) Cette France-là a le sentiment d'appartenir aux invisibles dans le débat politique".

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé sur RTL, dimanche 18 novembre, un nouveau bilan de 409 blessés, dont 14 gravement, après une nuit "agitée sur certains sites". "Vingt-huit policiers, gendarmes, motards, pompiers ont été blessés et pour certains de façon grave", a-t-il ajouté. L'incident le plus grave était intervenu dès samedi matin avec la mort d'une femme renversée par une automobiliste en Savoie sur un barrage.

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Le ministre a également revu à la hausse le nombre de participants à ce mouvement de protestation contre les taxes, avec "287 710 personnes comptabilisées sur 2 034 sites". Les forces de l'ordre ont interpellé au total 282 personnes, dont 73 pendant la nuit, ce qui a donné lieu à 157 gardes à vue.

Des blocages se poursuivaient, dimanche, dans plusieurs départements de France, selon Franceinfo, qui cite notamment la Dordogne, l’Eure, la Gironde, la Moselle et le Vaucluse.

Avec AFP

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